Bande-annonce : Eragon, un film de Stefen Fangmeier
VidĂ©o, Bande-annonce, Prochainement, Eragon, Stefen Fangmeier - le 14 dĂ©cembre 2006 à 00h12
“Je n’avais pas l’argent nĂ©cessaire pour produire un film, j’ai commencĂ© Ă Ă©crire un livre…”
Ainsi parlait Christopher Paolini, auteur du roman d’heroic fantasy Eragon aujourd’hui adaptĂ© au cinĂ©ma en un film fantastique rĂ©unissant un casting prestigieux (Jeremy Irons, Rachel Weisz, Robert Carlyle, John Malkovitch) et rĂ©alisĂ© par un spĂ©cialiste des effets spĂ©ciaux, Stefen Fangmeier.
L’histoire ?
En terre d’AlagaĂ«sia, les Dragons avaient fait don Ă leurs Dragonniers de pouvoirs magiques et mĂŞme de l’immortalitĂ©. Aucun ennemi ne pouvait les vaincre… jusqu’Ă ce que l’un des leurs, Galbatorix, dĂ©cide de s’approprier tous ces pouvoirs en dĂ©truisant tous les autres Dragonniers.
Un jeune homme, Eragon, découvre un oeuf étrange aux lueurs bleues, qui donne naissance à un Dragon femelle. Il le baptise Saphira.
Le temps des Dragonniers est revenu…
“Eragon”
Durée : 1h45
Réalisation : Stefen Fangmeier
Scénario : Peter Buchman, Lawrence Konner, Mark Rosenthal, Jesse Wigutow
D’après l’oeuvre de Christopher Paolini
Avec notamment : Edward Speleers, Jeremy Irons, Rachel Weisz, Robert Carlyle, Sienna Guillory, John Malkovich
Directeur de la photographie : Hugh Johnson
Compositeur : Patrick Doyle
Monteur : Roger Barton
Chef décorateur : Wolf Kroeger
Costumière : Kym Barrett
Effets visuels: Industrial Light & Magic (ILM) & Weta Digital
Producteur : John Davis, Wyck Godfrey, Roger Barton
Production : Fox 2000 Pictures
Distribution : 20th Century Fox France
Attachée de presse : Michèle Abitbol-Lasry, Séverine Lajarrige
Critique - Red Road, un film de Andrea Arnold, Prix du jury au Festival de Cannes 2006
Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Bande-annonce, Actuellement dans les salles - le 6 dĂ©cembre 2006 à 18h06
Red Road sort aujourd’hui dans les salles. Film pas facile, et en mĂŞme temps très appliquĂ©.
Une femme travaille dans un centre de surveillance et passe ses journĂ©es Ă regarder les gens passer dans la rue. Parfois elle surprend un dĂ©lit, qu’elle signale aussitĂ´t. Mais c’est autre chose qui l’amène, on ne sait trop pourquoi, Ă suivre un homme. Tout le film se construit sur ce secret, sur le soupçon ou l’attirance.
Dans ses pĂ©rĂ©grinations, la femme dĂ©couvre un nouvel espace, pĂ©riphĂ©rique et pauvre, jalonnĂ© d’imposantes barres d’immeubles. Un lieu extrĂŞmement austère d’oĂą Ă©mane une sourde violence. Peu Ă peu je ne veux plus savoir, le secret finalement devient accessoire, car le lieu prend le pouvoir, dĂ©finit les règles. Et la règle est simple : c’est la rĂ©tention. Chacun garde pour soi, son passĂ©, ses dĂ©sirs, ses expressions. Chacun reste au dedans et ne communique que par tentative, main tendue hĂ©sitante ou Ă©ruption de violence momentanĂ©e. Dans les centres de rĂ©tention que sont les tours d’immeubles, on reste terrĂ©s comme des rats, parfois on ouvre la fenĂŞtre mais alors c’est le vide qu’on sent. Se terrer ou sombrer, c’est ça l’alternative. Centre de rĂ©tention pour cette femme qui retient le souvenir de son mari et de son enfant morts et part s’enfermer dans les tours Ă la recherche du coupable, pour le faire payer.
Le film s’ouvre sur la fin, sort de ces pièces closes et obscures, de ces images innombrables d’Ă©crans de surveillance, sors dans la rue tout simplement, car c’est dans la rue que tout recommence. Comme si le film ne faisait que commencer alors qu’il finit, qu’il n’avait Ă©tĂ© qu’un suspend, une parenthèse.
Matthieu
(mai 2006)
Red Road
Durée : 1h53
Réalisation : Andrea Arnold
Scénario : Andrea Arnold
Montage : Nicolas Chaudeurge
Chef décoratrice : Helen Scott
Ingénieur du son : Martin Belshaw
Directrice du casting : Kathleen Crawford
Production : Sigma Films Ltd (Angleterre) & Zentropa Entertainments (Danemark)
Producteur : Carrie Comerford & Robbie Ryan
Distribution (France) : Equation
Attachée de presse : Vanessa Jerrom
Bande-annonce : Death of a President, un faux documentaire de Gabriel Range
VidĂ©o, Bande-annonce, Death of a President, Gabriel Range, Prochainement - le 12 novembre 2006 à 19h07
Le 19 octobre 2007, le prĂ©sident des Etats-Unis, George Bush, est assassinĂ©. Un homme, d’origine syrienne, est rapidement suspectĂ©. Dick Cheney Ă©value la possibilitĂ© d’une intervention armĂ©e contre la Syrie.
Mais si l’assassin Ă©tait plutĂ´t le père d’un soldat mort en Irak ?
Le Dahlia Noir, un film de Brian de Palma, adaptation du roman de James Ellroy
Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Brian de Palma, Le Dahlia Noir, Actuellement dans les salles - le 11 novembre 2006 à 20h08
Los Angeles, années 40 : carrefour des assassins
Los Angeles brûle, la ville croule sous la corruption et la violence, on découvre le corps d’une jeune femme atrocement mutilé. Les inspecteurs Blanchard (Aaron Eckhart), routard abîmé, et Bleichert (Josh Hartnett) un jeune policier un peu idéaliste, sont chargés de mener cette affaire délicate. L’enquête est un coupe-gorge. Les cadavres se multiplient. Entre secrets de famille, amours clandestins et vengeance, les deux coéquipiers déambuleront dans un macabre labyrinthe, ayant pour unique sortie, les confins du sordide.
Les agents de police sont des boxeurs. Ils montent sur les rings, pour gagner de l’argent ou évacuer les frustrations. Les combats sont truqués, les amours crapuleuses. Le sang transpire. Rien n’échappe au vice, ou à la destruction, pas même le triangle amoureux que forment les deux inspecteur et Kay (Scarlett Johansson), jeune femme aussi fatale que trouble.
Tout nouvel élément d’enquête produit un cadavre de plus. Les masques résistent, le drame est là , bien serré autour des Linscott, une mystérieuse et puissante famille. Le malsain semble inépuisable tout comme la fascination lugubre de Bleichert pour Maddie (Hilary Swank) aînée des Linscott et sosie du cadavre encore frais. Restent l’obscur passé de Kay et celui de Blanchard. La vérité est effroyable et ne laissera personne indemne.
De Palma rend hommage au livre, ne le malmène pas
Cette version cinématographique du « Dahlia noir », best seller de James Ellroy, est certes simplifiée et plus limpide que l’angoissant roman mélange de névroses incurables, de cauchemars et d’indécence. Mais Brian de Palma reste efficace, l’adaptation est élégante, et n’empiète pas sur la noirceur propre à Ellroy.
En se détachant du livre, Brian De Palma s’est approprié Le Dahlia Noir, produisant une oeuvre plus sobre que l’univers ultra sanguinolent, purulent et névrotique d’ Ellroy. On peut le dire, au royaume du polar, l’écrit à rencontré l’image.
Alexandra
Ma note : 15/20
Shortbus, un film de John Cameron Mitchell
Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Shortbus, Actuellement dans les salles - le 7 novembre 2006 à 19h07
Je dois dire que le film est en effet plutĂ´t singulier et permet de se replonger dans un cinĂ©ma qu’on avait quittĂ© avec Tarnation et qui se fait rare, mĂŞme au Etats-Unis. Un cinĂ©ma de l’intime, cru et sans complexe, qui n’a jamais la langue dans sa poche, use et abuse de sa libertĂ© avec une joyeuse insouciance. Bien sĂ»r, le film souffre d’une quantitĂ© de tics propres au cinĂ©ma amĂ©ricain : le film choral, le grand crescendo qui nous mène jusqu’au dĂ©nouement, les sourires de facades et le malaise gĂ©nĂ©ral, bref tous les ingrĂ©dients du film indĂ©pendant americain Ă succĂ©s. Mais on sent quelque chose de plus, de l’ordre du documentaire.
Couette fait une apparition au dĂ©but, comme pour signer le film, renseigner sur sa provenance et l’ancrer un peu plus cĂ´tĂ© Est. Car il est difficile d’imaginer Shortbus en dehors de New York, tant le libertinage qui y est dĂ©crit a quelque chose de rĂ©jouissant et spirituel. Tout cela ramène aux annĂ©es 70, non pas celle des Beatniks mais celles du Velvet et de la Factory, de la dĂ©bauche un peu trash et tendance d’une joyeuse bande de dĂ©lurĂ©s prĂŞte Ă tout pour se distraire.
De films en films Larry Clark esquisse Ă sa manière une communautĂ© adolescente unie autour d’une pratique dĂ©complexĂ©e du sexe. Shortbus, tout en Ă©tant plus riche et touffu, donne Ă voir une communautĂ© d’aujourd’hui unie autour du plaisir et du don, mais Ă©galement de la solitude et de la misère. Le final très cheesy tente bien de gommer l’aspect macabre du film en cĂ©lĂ©brant la communautĂ© dans l’orgasme gĂ©nĂ©ral, mais c’est dĂ©jĂ perdu. On y croit plus, la communautĂ© n’est plus qu’un espoir, un horizon vers lequel il est possible de tendre, comme on tend vers l’orgasme.
Matthieu
Scoop, de et avec Woody Allen
Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Woody Allen, Actuellement dans les salles - le 6 novembre 2006 à 19h07
Lui, c’est un jeune Lord séduisant doublé d’un homme d’affaires cultivé qui s’investit en politique.
Elle, c’est une jeune étudiante américaine à qui un journaliste décédé souffle d’outre-tombe un scoop à peine croyable : ce jeune Lord serait en fait un serial killer.
Mais voilà , la jeune fille tombe amoureuse du jeune Lord. Et seul y croit maintenant un vieux prestidigitateur bavard, “de confession israélite, récemment converti au narcissisme”.
Après le sombre et puissant Match Point, l’Angleterre de Woody Allen, dĂ©cidĂ©ment bien noire, se couvre avec Scoop d’un honnĂŞte voile de comĂ©die. Attention, si le suspens n’est pas rĂ©ellement au rendez-vous et si le scĂ©nario paraĂ®t parfois bien lĂ©ger, le film ne prĂ©sente pas de temps mort et reste portĂ© par ses interprètes et l’art consommĂ© de Woody Allen pour les mots d’esprit.
Jean-Jacques
Ma note : 13/20
Bande annonce (VO) - The Good Shepherd, de Robert de Niro
ActualitĂ©s, VidĂ©o, Bande-annonce, The Good Shepherd, Robert de Niro - le 4 novembre 2006 à 15h03
Dernier film rĂ©alisĂ© et jouĂ© par Robert de Niro, Ă©crit par l’un des très grands scĂ©naristes amĂ©ricains, Eric Roth, auteur entre autre de l’adaptation de Forrest Gump et du scĂ©nario de RĂ©vĂ©lations (de Michael Mann, avec notamment Al Pacino et Russel Crowe), The Good Shepherd raconte l’histoire des dĂ©buts de la CIA Ă travers celle de l’un de ses agents jouĂ© par Matt Damon.
Bande annonce (VO) - The Black Dahlia, de Brian de Palma
VidĂ©o, Bande-annonce, The Black Dahlia, Brian de Palma, Le Dahlia Noir, Scarlett Johansson - le 23 octobre 2006 à 00h12
Voici la bande annonce d’un film très attendu qui sortira le 8 novembre…
Adaptation du roman de James Ellroy, lui-mĂŞme inspirĂ© d’une histoire qui a fascinĂ© l’AmĂ©rique, Le Dahlia Noir est le dernier film de Brian de Palma (Blow Out, Scarface, Les Incorruptibles, The Phantom of the Opera, Femme Fatale…).
Dans les annĂ©es 40, Ă Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s’attaquent Ă une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short, a Ă©tĂ© dĂ©couverte atrocement mutilĂ©e. Sa beautĂ© et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville.
Avec, notamment : Josh Hartnett, Hilary Swank, Scarlett Johansson
“Quand j’Ă©tais chanteur”, de Xavier Giannoli
ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Xavier Giannoli, Quand j'Ă©tais chanteur - le 16 octobre 2006 à 14h02
Alain, la cinquantaine, est ce que l’on appelle un chanteur de bal, de thés dansant, qui enchaîne les galas en province ; c’est en musique qu’il aperçoit Marion, une jeune mère célibataire et perdue, qui retient tout de suite son attention.
Cette rencontre est une chanson tendre et pudique, rythmée par une peur d’aimer incessante que le réalisateur a su filmer, tout en retenue, dans une simplicité et une justesse qui ne s’encombrent jamais d’amertume, faisant de ce film un tableau remarquable de vérité, la danse de deux êtres tour à tour maladroits et attentionnés, qui valsent ou s’échappent au son de leurs émotions.
« Quand j’ étais chanteur » ne tombe jamais dans les poncifs de l’écart d’âge, les deux cœurs sont blessés mais leur solitude reste élégante, sûrement la marque d’un réalisateur sensible qui a su capter la musique du cœur, au plus près du trouble, sans fioritures. Ce film est la partition touchante d’une rencontre ordinaire, au ton rare : celui de la sincérité.
Alexandra
NDLR : “Quand j’Ă©tais chanteur” est le troisième long mĂ©trage de Xavier Giannoli après “Les corps impatients” et “Une aventure” mais aussi “L’interview”, palme d’or du meilleur court-mĂ©trage Ă Cannes en 1999.
[Vidéo & critique] Taxidermie, de György Pálfi
ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Taxidermie, Bande-annonce, György Pálfi - le 8 septembre 2006 à 16h04
Taxidermie est une sorte de film-monstre, fondamentalement baroque, avec du sexe, de l’orgie, de l’horreur bref une image qui tend constamment du cĂ´tĂ© de la surenchère, qui ne se contente pas d’être brute mais aussi vulgaire, laide et choquante. Ce film n’a rien pour plaire et pourtant s’y dessine en filigrane les contours d’un discours fort et gonflĂ© sur l’histoire de la Hongrie, de la Seconde guerre mondiale Ă l’ère post-soviĂ©tique. Sur trois gĂ©nĂ©rations, les hommes et leurs corps se tranforment : naissance dans la douleur et le fantasme, invention d’un homme nouveau qu’on goinfre Ă n’en plus pouvoir, et finalement Ă©videment d’un corps non plus a rĂ©inventer mais Ă dĂ©truire. L’idĂ©ologie imprime sa marque sur un corps qui, pour avoir trop encaissĂ© n’aspire plus qu’à la vacuitĂ©, au devenir-chose, comme s’il avait failli dans sa tâche, qu’être un homme Ă©tait trop pour lui, trop dangereux en tout cas. Film-monstre, sur la monstruositĂ©. Comme on dit un film très humain. Vous voyez. Comme la barbarie Ă visage humain. Le film-monstre c’est ça. C’est cette humanitĂ©-lĂ , son bilan critique.
Autres sorties de la semaine : Le vent se lève de Ken Loach (palme d’or Ă Cannes) et Selon Charlie, de Nicole Garcia
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