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Archive pour la catégorie 'Festival de Cannes 2006'

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[VidĂ©o] Interview d’Emmanuel Bourdieu, pour la projection des AmitiĂ©s MalĂ©fiques

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Interview, Festival de Cannes 2006, ScĂ©nariste, RĂ©alisateur, Semaine internationale de la critique 2006, Les AmitiĂ©s MalĂ©fiques, Emmanuel Bourdieu, VidĂ©o - le 20 mai 2006 à 18h06

Interview du rĂ©alisateur Emmanuel Bourdieu au sujet de son dernier film, “Les AmitiĂ©s MalĂ©fiques”, prĂ©sentĂ© Ă  l’ouverture de la Semaine internationale de la critique Ă  Cannes.

L’interview se dĂ©roule dans le cadre de la plage du Rado, en face de l’Espace Miramar, cadre des projections.

Tous nos remerciements Ă  Emmanuel Bourdieu et Ă  l’Ă©quipe de son film pour leur disponibilitĂ©.

Site de La Semaine internationale de la critique

Red Road, d’Andrea Arnold

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DĂ©lire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique - le 20 mai 2006 à 15h03

Red Road

Film pas facile, et en mĂŞme temps très appliquĂ©. Une femme travaille dans un centre de surveillance et passe ses journĂ©es Ă  regarder les gens passer dans la rue. Parfois elle surprend un dĂ©lit, qu’elle signale aussitĂ´t. Mais c’est autre chose qui l’amène, on ne sait trop pourquoi, Ă  suivre un homme. Tout le film se construit sur ce secret, sur le soupçon ou l’attirance. Dans ses pĂ©rĂ©grinations, la femme dĂ©couvre un nouvel espace, pĂ©riphĂ©rique et pauvre, jalonnĂ© d’imposantes barres d’immeubles. Un lieu extrĂŞmement austère d’oĂą Ă©mane une sourde violence. Peu Ă  peu je ne veux plus savoir, le secret finalement devient accessoire, car le lieu prend le pouvoir, dĂ©finit les règles. Et la règle est simple : c’est la rĂ©tention. Chacun garde pour soi, son passĂ©, ses dĂ©sirs, ses expressions. Chacun reste au dedans et ne communique que par tentative, main tendue hĂ©sitante ou erruption de violence momentanĂ©e. Dans les centres de rĂ©tention que sont les tours d’immeubles, on reste terrĂ©s comme des rats, parfois on ouvre la fenĂŞtre mais alors c’est le vide qu’on sent. Se terrer ou sombrer, c’est ça l’alternative. Centre de rĂ©tention pour cette femme qui retient le souvenir de son mari et de son enfant morts et part s’enfermer dans les tours Ă  la recherche du coupable, pour le faire payer. Le film s’ouvre sur la fin, sort de ces pièces closes et obscures, de ces images innombrables d’Ă©crans de surveillance, sors dans la rue tout simplement, car c’est dans la rue que tout recommence. Comme si le film ne faisait que commencer alors qu’il finit, qu’il n’avait Ă©tĂ© qu’un suspend, une parenthèse.

Matthieu

[Vidéo] Rencontre avec Sherif Arafa, réalisateur de Halim projeté en première mondiale à Cannes

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Interview, Festival de Cannes 2006, RĂ©alisateur, Halim, Sherif Arafa, VidĂ©o, InĂ©dit - le 20 mai 2006 à 10h10

Voici une prĂ©sentation exclusive du film Halim par son rĂ©alisateur ShĂ©rif Arafa. Halim est le film le plus cher de l’histoire du film arabe avec un budget annoncĂ© de 6 millions de dollars.

Hamaca Paraguaya, de Paz Encina et Taxidermie, de György Palfi

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ActualitĂ©s, DĂ©lire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique, Un Certain Regard 2006, Hamaca Paraguaya, Paz Encina, Taxidermie - le 19 mai 2006 à 18h06

Les festivals acceuillent volontiers des films conçus presque seulement pour eux et leur audience si particulière. Ou peut-ĂŞtre doit-on apprĂ©hender la question dans l’autre sens, ce sont les festivals qui fabriquent les attentes et les bruits, guettent la moindre sensation et crĂ©ent les modes.

Hamaca paraguaya

A leur manière, Hamaca Paraguaya et Taxidermie conviennent Ă  merveille Ă  Cannes. Hamaca lui apporte son sens l’Ă©pure, se fait l’Ă©tendard d’un cinĂ©ma d’amĂ©rique latine très composĂ©, très conceptuel. C’est par excellence le film de festival ennuyeux bien qu’intĂ©ressant autour duquel l’espace d’un instant on se dit oui c’est fort (enfin dense plutĂ´t que fort, cĂ©rĂ©bral quoi). Le sĂ©lectionneur lui-mĂŞme s’est sans doute dit qu’il fallait le prendre pour sa radicalitĂ©, il avait sa place dans la sĂ©lection, bluff ou pas, ça n’Ă©tait pas la question. Il y a je pense sans que ce soit vraiment dit, une sorte de quota pour de tels films, car ils ne peuvent exister qu’en festival, ou Ă  la rigueur dans les musĂ©es. Cela dit il est bon qu’ils existent, qu’ils fassent ainsi la promotion non seulement d’un cinĂ©ma plus dur et plus Ă©lĂ©mentaire, mais Ă©galement celle d’une autre expĂ©rience du cinĂ©ma et du temps, plus verticale qu’horizontale disons pour aller vite, oĂą l’on attend rien. OĂą le but n’est pas d’attendre, mais de sentir.

Taxidermie

De manière totalement opposĂ©e, Taxidermie est une sorte de film-monstre, fondamentalement baroque, avec du sexe, de l’orgie, de l’horreur bref une image qui tend constamment du cĂ´tĂ© de la surenchère, qui ne se contente pas d’ĂŞtre brute mais aussi vulgaire, laide et choquante. Ce film n’a rien pour plaire et pourtant s’y dessine en filigrane les contours d’un discours fort et gonflĂ© sur l’histoire de la Hongrie, de la Seconde guerre mondiale Ă  l’ère post-soviĂ©tique. Sur trois gĂ©nĂ©rations, les hommes et leurs corps se tranforment : douleur et fantasme des premiers temps, invention d’un nouvel homme dans le second qu’on goinffre Ă  n’en plus pouvoir, puis finalement Ă©videmment du corps. L’idĂ©ologie imprime sa marque sur un corps qui, pour avoir trop encaissĂ© n’aspire plus qu’Ă  la vacuitĂ©, au devenir-chose, comme s’il avait failli dans sa tâche, qu’ĂŞtre homme Ă©tait trop pour lui, trop dangereux en tout cas, trop irrĂ©aliste aussi de n’ĂŞtre finalement ni plus ni moins qu’un homme. Film-monstre, sur la monstruositĂ©. Comme on dit un film très humain. Vous voyez. Comme la barbarie Ă  visage humain. Le film-monstre c’est ça. C’est cette humanitĂ©-lĂ , son bilan critique.

[VidĂ©o] L’arrivĂ©e d’AmĂ©dĂ© Ă  Cannes

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ComĂ©die, Festival de Cannes 2006, AmĂ©dĂ©, VidĂ©o - le 19 mai 2006 à 12h12

C’Ă©tait hier, AmĂ©dĂ© arrive, il est un peu perdu, personne ne l’attend, il sait que la journĂ©e sera dure, que certains films sont Ă  Ă©viter, que certains situations aussi. Et pourtant, son premier geste Ă©loquent fait dĂ©jĂ  renaĂ®tre tout ce que le cinĂ©ma porte de magique, de merveilleux et, paradoxalement de profondĂ©ment religieux car AmĂ©dĂ©, Ă©trangement papal, baise le sol de Cannes.

[Vidéo] Interview de Adel Adeeb, président de Good News Group, producteur de Halim

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ActualitĂ©s, Producteur, Festival de Cannes 2006, Halim, Adel Adeeb, Media, VidĂ©o, Good News Group - le 19 mai 2006 à 12h12

Adel Adeeb, prĂ©sident de Good News Group, l’un des plus grands groupes de mĂ©dia Ă©gyptien, nous prĂ©sente la stratĂ©gie de son groupe, ses dĂ©veloppements rĂ©cents dans le cinĂ©ma.

Good news a en effet produit ce film qui est annoncé par Variety comme le plus cher (6 millions de dollars) jamais produit par un pays arabe.

Good News Group is one of the biggest media group in the arab world and its CEO, Adel Adeeb, explains its strategy while presenting the world premiere of “Halim” in Cannes.

Seems like Egypt is gaining momentum in cinema with Good News Group which schedules another big project, about Al Qaeda, after Halim.

Halim is the most expensive film to date in the arab world with an overall budget of USD 6 millions.

[Vidéo & critique] Fast Food Nation, de Richard Linklater

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Bande-annonce - le 19 mai 2006 à 10h10

Fast food nation

J’ai une vision parcellaire du film, du moins de la première moitiĂ©, car autant le dire tout de suite j’ai un peu sommeillĂ©. Donc une trame simple, le cadre amĂ©ricain moyen d’un cĂ´tĂ©, avec sa fonction au sein de l’entreprise, le langage technique et lisse qui va avec ; et les Mexicains fraĂ®chement Ă©migrĂ©s de l’autre, pauvres, exploitĂ©s, immĂ©diatement incorporĂ©s par le système capitaliste, et affectĂ©s aux tâches les plus ingrates. Des petites saynètes de la vie quotidienne de ces gens-lĂ , duretĂ© de la vie des Mexicains, drĂ´lerie un peu dissonante du cadre amĂ©ricain empĂŞtrĂ© dans ses petites certitudes et sa petite morale. Il va dĂ©couvrir un monde dont il ne soupçonnait jusqu’ici pas l’existence. Il s’aperçoit que dans les burgers dont il fait la pub, il y a de la crotte. Fast Food Nation lève le voile sur les processus très rationnels qui amènent Ă  produire et commercialiser cette crotte. Evidemment, la posture du provocateur, qui fait rire et gĂŞne en mĂŞme temps. Mais on est un peu gĂŞnĂ© tout de mĂŞme, face Ă  ce film abrasif mais pas trop, par moment trash (il faut bien choquer le bourgeois) mais presque toujours mainstream. Bref, je doute qu’on se souvienne de ce cĂ´tĂ© de l’Atlantique de ce film, trop tempĂ©rĂ© et tiède pour vĂ©ritablement atteindre sa cible.

Matthieu

Fiche du film (Festival de Cannes)

Site officiel

[Vidéo & critique] Le Vent se lève (The Wind That Shakes the Barley), de Ken Loach

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, Cinelogs, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Ken Loach, The Wind That Shakes the Barley, Bande-annonce, Le vent se lève - le 19 mai 2006 à 09h09

barleywind

Difficile d’entamer la journĂ©e avec un film aussi pesant. D’emblĂ©e la petite histoire se met en place, avec ses personnages principaux, ses petits costumes, son petit cadre historique. Des Irlandais se soulèvent et prennent les armes pour combattre les Anglais qui occupent et sĂ©vissent sur leur sol. Nous sommes dans les annĂ©es 20, et le destin d’un jeune homme talentueux promis Ă  une belle carrière dans la mĂ©decine bascule subitement. Tout le reste du film est rĂ©glĂ© comme une horloge suisse et se dĂ©roule sans anicroche. A force c’est rasoir. Trop appliquĂ© pour pouvoir intĂ©resser, trop sage, trop volontairement touchant. Il est des films qui se contentent d’ĂŞtre seulement de petits illustrĂ©s, et celui-ci me donne cette impression. Illustration du conflit entre Irlandais et Anglais, des injustices criantes, des hĂ©sitations dans le camp des resistants, des conflits internes, chaque idĂ©e Ă  sa scène et tout s’enchaĂ®ne sagement. Parfois c’est vrai, une distance de dessine. Les personnages - irlandais ou anglais - dès lors qu’ils sont en escouade, ont un je-ne-sais-quoi de ridicule et de burlesque. Maigre compensation, tout de mĂŞme, Ă  un traitement par ailleurs très appliquĂ© et sĂ©rieux. Barbant !

Matthieu

Site officiel du film

Summer Palace, de Lou Ye

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ActualitĂ©s, DĂ©lire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, Summer Palace, Lou Ye - le 19 mai 2006 à 09h09

Summer Palace, Cannes film festival

C’est la première séquence, les images se succèdent de manière heurtée, racontent une histoire sans cacher leurs ficelles. Un garçon et une fille, qui reçoit une lettre d’admission à l’université de Pékin, doit partir et forcément dire adieu, quitter son copain. Tout ça s’enchaîne de manière mécanique, presque trop. Et puis le plan-séquence se pose et change de visage. Là dans l’image se tient d’emblée quelque chose qui n’est plus de l’ordre de l’histoire. Ils baisent dans l’herbe une dernière fois, puis s’écartent l’un de l’autre un peu comme des étrangers. Voilà c’est fini. C’est dur. Juste là, on rentre dans une nouvelle dimension, l’histoire et son schéma un peu trop saillant se trouvent court-circuités. On touche d’emblée à la fulgurance. Première montée d’adrénaline, qui en annonce d’autres.

L’histoire d’une fille et d’un garçon, d’une bande autour d’eux, du je t’aime moi non plus, je te trompe mais je t’aime, on baise ensemble mais je te quitte, etc. etc. Rien que des histoires élémentaires, qui coulent de source et charrient allégrement leur poids de romanesque, de tragique, de mélancolie. Elémentaire cette envie, ce besoin de jouir et d’inventer simplement – qui n’en a jamais rêvé à 20 ans – une utopie à deux, une utopie de bande à part, loin de tout, qui va à l’essentiel. On trouve là la fougue et le désespoir d’un amour qu’on a déjà vu mille fois, mais qui – parce qu’il est conté de manière brutale, lyrique mais aussi bousculée, nous plonge dans une espèce de plaisir béa. Pas peur de dire que je marche, que dans l’excès de jeu et de plans, réside une profonde justesse. Dur d’expliquer ça, de faire parler cette certitude. C’est, comment dire, pas parce que cette fille nous parle, mais parce que perce à travers elle quelque chose d’une histoire vécue et restituée de l’intérieur. Non seulement ces personnages existent à l’écran, mais l’on sent que cette existence ne suffit pas, qu’elle déborde de tous les côtés, procède d’un passé encore ouvert, d’une mémoire toujours à vif, d’un désir étonnamment ardent, de tout ça à la fois, qu’elle est enfantée dans l’urgence et surtout la nécessité.

Alors bien sûr, d’autres dénonceront un certain maniérisme, pas mal de plumes qui volent dans le cadre, des vagues à l’âmes serrés de prés, des crises passionnelles. Evidemment. Mais aussi une construction un peu à la Wong Kar Wai, qui rappelle 2046 par son côté tarabiscoté et qui dans le même temps conserve une très forte unité à travers le voix, le monologue de cette fille, qui est un mélange de petits clichés et de subtiles pensées. Une actrice comme ça, qui pèse autant dans l’écran, habite en monstre un film qu’elle porte tout entier, une actrice comme ça existe c’est tout. Ni juste ni fausse, elle se contente de s’imposer de manière complètement arbitraire, qu’on aime ou non. Et puis de toute façon elle emporte la mise. C’est gagné d’avance.

Il faut revoir Summer Palace, aller puiser dans sa fougue, sa beauté et son amertume, accepter le parti pris d’une mélancolie toujours bousculée, malmenée par la petite et la grande histoire, brute et brutale. Accepter d’être balancé, de participer du grand vertige qui anime et porte tout le film.
Matthieu

[VidĂ©o] Interview de Mani Mortazavi, l’un des producteurs des “AmitiĂ©s MalĂ©fiques”

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Interview, Producteur, Festival de Cannes 2006, Semaine internationale de la critique 2006, Les AmitiĂ©s MalĂ©fiques, Mani Mortazavi, VidĂ©o - le 19 mai 2006 à 03h03

Toujours dans le cadre de la plage du Rado et de l’ouverture de la Semaine internationale de la critique, M. Mortazavi nous fait l’amabilitĂ© de rĂ©pondre Ă  quelques questions.

Mani Mortazavi est l’un des producteurs des AmitiĂ©s MalĂ©fiques avec Y. Le Saux, et cette entrevue est l’occasion d’aborder les exigences et les dĂ©fis d’un mĂ©tier mĂ©connu, celui de producteur

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