[Critique] “Changement d’adresse”, d’Emmanuel Mouret
Actualités, Festival de Cannes 2006, Critique, Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2006, Changement d'adresse, Emmanuel Mouret - le 21 juin 2006 à 16h04
Très vite, dès l’une des premières séquences où se négocie une éventuelle collocation entre une jeune femme et un professeur de cor, le troisième long-métrage écrit, réalisé et interprété par Emmanuel Mouret donne le ton et remporte la mise. Pour faire vite (à l’instar du rythme enlevé du film) on parlera de marivaudage et on accolera tout aussi rapidement le qualificatif rohmérien au film. Pourtant, toute raison gardée, Changement d’adresse fait brièvement davantage penser à Blake Edwards qu’à l’auteur des Contes moraux. Notamment dans une scène burlesque assez réussie où le professeur de cor se retrouve avec le bouton de sa veste coincé dans l’instrument, le tout devant sa jeune élève, bourgeoise timide et « coincée », elle aussi.
© SHELLAC
Il faut ajouter à cela un casting original pour ce film très bien écrit où l’on découvre des comédiens convaincants, Frédérique Bel (accessoirement la blonde de « la Minute Blonde » de Canal Plus ), et Dany Brillant (dans le rôle d’un dragueur professionnel pris à son propre piège) face à la fausse débutante Fanny Valette (nominée pour le César du meilleur espoir féminin pour La Petite Jérusalem de Karin Albou) dans un rôle mutique quelque peu ingrat mais très impressionnante, genre Johnny Depp au féminin. Emmanuel Mouret, acteur, quant à lui, nous propose un cocktail improbable : 15% de Peter Sellers (pour la maladresse et le malaise), un Fernandel light à 40% (pour le physique et l’accent), 20% de Bourvil (pour la naïveté pathologique) et 25% d’Antoine Doinel (pour l’écharpe et la mèche). L’acteur-réalisateur porte la plus grande partie du film sur ses épaules et s’en tire plutôt très bien de ce côté-là . Le film conte l’histoire de David (Emmanuel Mouret), professeur de cor, qui partage l’appartement de Anne (Frédérique Bel), jeune femme très à l’aise, dans son corps, et gentille fille dans le fond. Anne aime le mystérieux Gabriel, qu’on ne verra jamais, et David est amoureux de sa jeune et placide élève Julia (Fanny Valette) qui sous les yeux de David succombera aux assauts de Julien, dragueur quarantenaire (Dany Brillant).
Si les personnages volontairement stéréotypés entraînent quelque peu le scénario vers des chemins parfois un peu trop prévisibles, cette attente non-déjouée participe au plaisir indéniable que procure le film. Cette réserve formulée, c’est sans aucune nostalgie et libéré de tout complexe, que Changement d’adresse explore le registre délicat de la comédie sentimentale, genre dont les réussites récentes (mis à part Gentille de Sophie Fillières) sont à chercher outre-atlantique avec Terrain d’entente des frères Farrelly ou 40 ans, toujours puceau de Judd Apatow.
Nicolas Richard
Le site officiel ; L’équipe ; Les photos
Critique : Le Monde
[Critique] “Paris je t’aime”, un film collectif
Actualités, Festival de Cannes 2006, Critique, Un Certain Regard 2006, Paris je t'aime - le 21 juin 2006 à 13h01
Paris je t’aime sort enfin en salles, au terme d’une production très longue, bricolée du début jusqu’à la fin, et longtemps incertaine. C’est dire que le film est le résultat d’une volonté de fer, d’un désir de mener à bien un projet, de défendre une idée. Mais quelle idée au juste ? Celle d’une fresque amoureuse à Paris ? D’histoires signées par de grand noms dans des lieux déjà saturés de romantisme et d’aventures ? En gros oui. L’idée, c’est donc ça, vendre clé en main une sorte de programme qui par sa nature même s’impose au monde entier : destination Paris, avec de belles images et de belles histoires. Destination Paris, vous allez voir du paysage, vous allez voir des têtes, vous allez voir des aventures. Paris je t’aime s’envisage donc essentiellement comme un programme touristique. Et autant dire que le tour, une fois le billet acheté, se fait à cent à l’heure : les histoires s’empilent les unes sur les autres, s’achèvent aussi vite qu’elles ont commencé, sans qu’on prenne vraiment le temps de goûter à l’aventure, d’en cerner toute la mesure. On voit tout, mais rien n’a véritablement de saveur – pas le temps, pas de goût – du coup on ne voit rien, ou plus. Forcément on s’ennuie. On regarde entre les histoires, un peu comme dans un bus pour aller d’un point à un autre, on perd son regard dans le vague, en s’arrêtant sur des détails qui, l’instant d’après, n’ont plus d’importance. Le programme mentait, nous vendait ce qu’on imaginait, ce qu’on voulait imaginer, mais le film lui n’est ni inspiré, ni même imaginatif.
                                           
Restent, au-delà des histoires incompréhensibles (le Christopher Doyle), des films laids et ridicules (Le Vincenzo Natali n’est pas mal dans le genre), des acteurs qui, un peu perdus dans ce grand flot d’histoires courtes, tiennent bon. C’est d’ailleurs étonnant de voir à quel point, quand tout s’effondre – les images qu’on accélère comme pour mieux raconter (Tom Tykwer), des scénarios quasi inexistants qui s’affalent d’eux-mêmes (Alfonso Cuaron) – eux seuls demeurent. Ben Gazzara et Gena Rowlands (dans le beau Quartier Latin de Frédéric Auburtin et Gérard Depardieu), Juliette Binoche (dont le jeu introduit une vraie rupture dans le film, à tel point elle habite le plan et parvient à toucher), Steve Buscemi et enfin Maggie Gyllenhaal qui donne toujours cette impression de mollesse, de douceur et de tristesse (dans le film d’Assayas, habile et très tenu). Quand tout s’effondre reste le jeu, des corps qui n’ont besoin de rien finalement pour exister (pas même de leur légende), qui se contentent d’être dans le plan et de jouer le jeu.
Matthieu
Infos, photos : Paris je t’aime, le wiki (synopsis et crédits) ; Nathalie Portman
Critiques : Libération ; Le Monde (sur la sortie mouvementée du film) ; Telerama
[Vidéo] Entretien avec Jean-Charles Fitoussi à l’occasion de la projection de son dernier film à la Cinémathèque 1/4
Actualités, Interview, Festival de Cannes 2006, Réalisateur, Critique, Film de poche, Vidéo, Inédit, Nocturnes pour le roi de Rome, Jean-Charles Fitoussi - le 10 juin 2006 à 21h09
Nocturnes pour le roi de Rome a été réalisé dans le cadre du festival Pocket films avec un Nokia 6630. Il s’agit du premier long-métrage réalisé avec un téléphone portable.
Auteur de plusieurs courts-métrages, notamment Le Dieu Saturne et d’un long-métrage remarqué Les jours où je n’existe pas, Jean-Charles Fitoussi signe avec Nocturnes son premier film en vidéo. Il revient dans cet entretien sur les particularités de l’image obtenue avec le téléphone mobile, sur ses paradoxes et ce qu’elle induit en terme de méthode de création et de production.
Au fil du dialogue s’esquisse la possibilité de faire des films autrement, sans plans pré-établis et pour tout dire avec les moyens du bord. Mais des films qui tiennent le coup, qui comme celui de Jean-Charles Fitoussi attestent d’une réelle ambition et d’un réel appétit pour ces images brutes et primitives. Ce film montre la voie, tout simplement. C’est la raison pour laquelle il nous paraît utile de revenir sur lui, sur son histoire et ses conditions de création, de manière à mieux cerner les possibilités d’un cinéma de poche. Pas un cinéma gadget mais un cinéma bricolé, improvisé du début à la fin, avec des images du quotidien et de l’intime, des images proches, à portée de la main ou plutôt engendrées par et dans la main. C’est le retour au geste initial, à l’immédiateté du mouvement de la main et de l’oeil. La main de l’oeil, c’est ça l’idée.
Matthieu
NOCTURNES POUR LE ROI DE ROME de Jean-Charles Fitoussi (1h17)
lundi 12 juin à 19h30 salle Franju, Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, Paris 12
SYNOPSIS : Un vieux compositeur allemand est reçu à Rome, appelé par le roi pour lui composer huit nocturnes. Mais le souvenir de sa femme morte dans cette ville des années auparavant, auquel s’ajoutent les fantômes de la guerre pendant laquelle il naquit, l’empêchent de composer quoi que soit. Il voit maintenant que la Ville éternelle aura été sa dernière destination sur cette terre, le visage de sa femme bien-aimée et la musique de Mozart, les dernières joies de sa vie - qu’il a tant aimée malgré les intempéries.
Les critiques :
Le Monde ; Variety ; Fluctuat ; Films de poche ; Cinelogs ; Cinelogs (anglais)
Retrouvez le programme de la retrospective des films de la Semaine de la critique
…et toutes les interviews, vidéos et articles consacrés à Jean-Charles Fitoussi sur Cinelogs.
[Vidéo] Chant critique : Pierre Murat et Amédé (épisode 2)
Festival de Cannes 2006, Critique, Semaine internationale de la critique 2006, Chant critique, Amédé, Vidéo, Pierre Murat - le 26 mai 2006 à 12h12
“Le superlatif est dangereux, la passion ne l’est jamais” ainsi parle Pierre Murat face au jeune critique de Cinelogs, Amédé, joué par Sébastien Farcy.
Tous nos remerciements à Pierre Murat, chroniqueur à Télérama et au Masque et la Plume pour sa gentillesse et sa disponibilité.
Le cinéma de Sofia
Actualités, Délire Critique, Critique, Compétition officielle Cannes 2006, Sofia Coppola, Marie-Antoinette - le 25 mai 2006 à 18h06
Il faut déjà revenir sur Antoinette et son acceuil critique. Un critique de Variety compare le film à un bonbon, tandis que chez libération Azoury ne se mouille pas trop, choisissant de tourner autour du pot et de relever quelques motifs récurrents d’un film de Sofia à l’autre (la jeune fille triste qu’elle n’a jamais cessé d’être). Tout le monde reprend ce faux débat sur l’histoire, débat initié par Sofia elle-même qui - craignant d’emblée un mauvais acceuil - avait prévenu que le film gênerait sans doute les français, peu disposés à voir leur histoire revue et corrigée par un étranger. Ce débat sur l’histoire n’a pas lieu d’être our la simple raison qu’il n’a jamais été question d’histoire, que le film entier est conçu comme une succession de pastilles mulitcolores détachées de leur contexte historique. Il témoigne en revanche d’une belle lâcheté de la part de sofia, qui voit un problème là où il n’y en a pas. On ne lui reprochera jamais son inculture, cela n’est pas la question.
Protestation donc contre l’acceuil mou et bienveillant des critiques ayant vus le film avant Cannes, contre les textes mi-lard mi-cochon qui foisonnent aujourd’hui pour seulement compter les points, évoquer les arguments pour contre, pour rien. Protestation contre le tiédeur qu’inspire ce film, et avant lui dans une certaine mesure Lost in translation. L’heure n’est plus à la tiédeur, même si ce cinéma en produit naturellement. Il faut prendre le film et le prendre au sérieux, pas nécéssairement au premier degré (le quotidien pastel d’une princesse insouciante et rieuse), ni au second (le huis-clos, la solitude dorée, la dissonance qui pointe le bout de son nez). Rien, absolument rien ne peut quelque soit le degré d’interprétation jouer en faveur de ce film (un plan de dé, une scène d’opéra ?…non), car il est dans son fond le dernier degré du cinéma subtile, le stade ultime d’un cinéma qui subtilise non plus un écran à un autre, mais bien l’écran à la fenêtre, qui littéralement fait écran, s’envisage comme une suite de beau panneaux jouant comme autant de caches misère. Le cinéma de Sofia est un cinéma d’imagerie, vidé de sa substance, sans chair ni âme, qui ne sait plus trop comment traiter l’image, et finalement la travestit faute de pouvoir l’habiter. Un cinéma de poupées - oui comme Ken et Barbie - qui ne référe à rien d’autre qu’à un univers synthètique au moyen d’une forme également synthètique, c’est à dire fabriquée et empruntée. C’est bien pour cela que d’autres la chantent, pour cette aptitude à assumer ce côté plastique trés post-moderne, à aller jusqu’au bout de son idée toujours fixe, immobile et quelque part sinistre. Oui le cinéma de Sofia est un symptôme. C’est pour ça qu’il plaît, c’est pour ça qu’il m’inquiète.
Matthieu Chéreau
Marie-Antoinette, de Sofia Coppola
Actualités, Festival de Cannes 2006, Critique, Compétition officielle Cannes 2006, Sofia Coppola, Marie-Antoinette - le 24 mai 2006 à 21h09
Le premier plan rappelle la bande annonce. Le parti pris on le connaît, le titre rose fluo, new order et companie, bref une esthétique pop seventies pour décrire cette chronique de fin de règne. Pourquoi pas. C’est plutôt agréable d’ailleurs, et rend les scènes gaies et entraînantes. Mais à force cette méthode tape sur le système et masquer mal la pauvreté exaspérante du film tout entier. La recette est simple : une scène d’information (elle se marie, elle accouche une première fois, elle prend un amant, elle accouche une seconde fois, etc.) pour deux ou trois scènes musicales, où l’on observe Toinette virvolter et jouir de tous les menus plaisirs qui font son quotidien. La recette est indigeste à un tel point que c’en est surprenant. Plan pastels de souliers, de gateaux, de tissus, plans de frimousses roses et soldats scandinaves…c’est un peu ken et barbie, sofia qui fait mumuse à ken et barbie, complétement. Sofia qui habille barbie, la fait danser, et barbie ne s’en porte pas plus mal, qui se fout de tout le reste. Barbie colle complétement au cinéma de Sofia, qui dévoile un peu de son jeu et signe avec ce film le manifeste qu’on attendait d’elle pour un cinéma en plastique, qui ne parle de rien, qui n’est jamais qu’en surface et qui se caractérise en dernier ressort par son aspect synthétique et affecté. Et je suis gentil !
Matthieu Chereau
Pingpong, de Matthias Luthardt et Sommer 04 An Der Schlei, de Stefan Krohmer
Actualités, Festival de Cannes 2006, Critique, Semaine internationale de la critique 2006, Matthias Luthardt, Pingpong, Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2006 - le 22 mai 2006 à 13h01
Les films allemands cette année sont d’excellente qualité et nombreux étaient ceux qui, parmi les premiers et seconds films, avaient leur place à Cannes. Ping-Pong à la Semaine, Sommer 04 An Der Schlei à la Quinzaine permettent de se faire une idée assez précise de ce cinéma. Image froide et élégante, rythme tenu, mise en scène trés discrète, personnages structurés mais complexes, ce cinéma investi l’univers bourgeois afin de mettre au jour à la fois sa douceur et sa duplicité. L’adultaire n’est jamais loin, et presque naturel. Tout se passe sans heurt, il n’y a pas de crise. Les mots sont dits simplement, si bien qu’on sent parfois un profond hiatus entre les faits et la manière dont ils sont nommés et vécus. Rien n’est grave, ou la graveté n’est saisie qu’à distance. C’est ce calme qui frappe, cette forme trés sereine appliquée à un fond anxieux et momentanément troublé. Cette sauce prend trés bien et constitue, d’un film à l’autre, l’un des traits caractéristique de ce cinéma allemand.
Matthieu Chereau
[Vidéo & critique] Selon Charlie, de Nicole Garcia
Actualités, Festival de Cannes 2006, Critique, Compétition officielle Cannes 2006, Vidéo, Bande-annonce, Selon Charlie - le 21 mai 2006 à 16h04
J’hésite à parler du film. Pourquoi en dire du mal ? Simplement parce qu’il n’a pas sa place en compétition officielle, et que ce seul fait mérite d’être relevé. Le film fonctionne comme une grande galerie de portraits dans laquelle chacun joue son petit rôle. Il s’articule sur une ou deux idées, notamment la légende d’un homme qui jadis parti seul pour rejoindre le pôle nord. Pourquoi cette fuite, cette course à la solitude ? Mystère. Mais un mystère pas extrêmement épais et dont on se lasse vite. Oui la solitude est hésitante, oui elle est dure, oui elle est misérable, mais ces vies éparpillées sont elles-même bien fragiles et manquent parfois de consistance, d’existence. Ces solitudes n’existent pas pour la simple raison que les personnages se contentent de jouer leur texte. Le film se déroule bien sagement, chacun tenant sa partie et n’en faisant jamais trop. Film appliqué, et pourrait-on dire presque institutionnel. D’où sa production, sa séléction à Cannes, d’où sa pub, etc. etc. Un cinéma institutionnel, dont on aurait presque à rougir Cannes, tant il concentre les grands travers du cinéma français. Sur l’affiche d’OSS 117 à Cannes : “He is so french !”.
Matthieu Chereau
Red Road, d’Andrea Arnold
Délire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique - le 20 mai 2006 à 15h03
Film pas facile, et en même temps très appliqué. Une femme travaille dans un centre de surveillance et passe ses journées à regarder les gens passer dans la rue. Parfois elle surprend un délit, qu’elle signale aussitôt. Mais c’est autre chose qui l’amène, on ne sait trop pourquoi, à suivre un homme. Tout le film se construit sur ce secret, sur le soupçon ou l’attirance. Dans ses pérégrinations, la femme découvre un nouvel espace, périphérique et pauvre, jalonné d’imposantes barres d’immeubles. Un lieu extrêmement austère d’où émane une sourde violence. Peu à peu je ne veux plus savoir, le secret finalement devient accessoire, car le lieu prend le pouvoir, définit les règles. Et la règle est simple : c’est la rétention. Chacun garde pour soi, son passé, ses désirs, ses expressions. Chacun reste au dedans et ne communique que par tentative, main tendue hésitante ou erruption de violence momentanée. Dans les centres de rétention que sont les tours d’immeubles, on reste terrés comme des rats, parfois on ouvre la fenêtre mais alors c’est le vide qu’on sent. Se terrer ou sombrer, c’est ça l’alternative. Centre de rétention pour cette femme qui retient le souvenir de son mari et de son enfant morts et part s’enfermer dans les tours à la recherche du coupable, pour le faire payer. Le film s’ouvre sur la fin, sort de ces pièces closes et obscures, de ces images innombrables d’écrans de surveillance, sors dans la rue tout simplement, car c’est dans la rue que tout recommence. Comme si le film ne faisait que commencer alors qu’il finit, qu’il n’avait été qu’un suspend, une parenthèse.
Matthieu
[Vidéo] Plage du Rado : Pierre Murat de Télérama rencontre Amédé de Cinelogs ! (1/2)
Interview, Critique, Semaine internationale de la critique 2006, Chant critique, Les Amitiés Maléfiques, Amédé, Vidéo, Pierre Murat - le 20 mai 2006 à 10h10
Nous sommes le 18 mai, le jour de l’ouverture de la Semaine internationale de la Critique. Pierre Murat, chroniqueur à Télérama, croise son disciple, Amédé, jouant pour Cinelogs le rôle d’un critique.
Une conversation soutenue s’engage abordant d’un bloc la fonction du critique, les Amitiés Maléfiques, d’Emmanuel Bourdieu, film d’ouverture de la Semaine et qui vient d’être projeté…
Pierre Murat y exprime avec passion ce qu’il aime, ce qu’il défend, ce qu’il recherche.
Amédé, confusément subjugué, l’écoute avec admiration.
Extraits :
“J’ai rencontré Amédé, mon festival est terminé !”, Pierre Murat
“Moment stendhalien, moment de cristallisation”, Amédé [rencontrant Pierre Murat]
La chronique de Pierre Murat dans Télérama
Le Masque et la Plume
Tous nos remerciements à Pierre Murat pour sa bienveillante et généreuse participation.
Parrainage :
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