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Archive pour la catégorie 'Bande-annonce'

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Bande annonce (VF) - Casino Royale, le dernier James Bond, par Martin Campbell

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Bande-annonce, James Bond, Casino Royale, Actuellement dans les salles - le 4 novembre 2006 à 15h03

Martin Campbell avait rĂ©alisĂ© Golden Eye, peut-ĂŞtre l’un des tout meilleurs Bond, c’est lui qui est au commande dans ce nouvel Ă©pisode de la saga, le premier pour Daniel Craig, accompagnĂ© d’une James Bond girl française, Eva Green.

Sortie le 22 novembre.

Bande annonce (VO) - The Good Shepherd, de Robert de Niro

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ActualitĂ©s, VidĂ©o, Bande-annonce, The Good Shepherd, Robert de Niro - le 4 novembre 2006 à 15h03

Dernier film rĂ©alisĂ© et jouĂ© par Robert de Niro, Ă©crit par l’un des très grands scĂ©naristes amĂ©ricains, Eric Roth, auteur entre autre de l’adaptation de Forrest Gump et du scĂ©nario de RĂ©vĂ©lations (de Michael Mann, avec notamment Al Pacino et Russel Crowe), The Good Shepherd raconte l’histoire des dĂ©buts de la CIA Ă  travers celle de l’un de ses agents jouĂ© par Matt Damon.

“Une vĂ©ritĂ© qui dĂ©range”, de Davis Guggenheim avec Al Gore

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Critique, Bande-annonce, Une vĂ©ritĂ© qui dĂ©range, Davis Guggenheim, Al Gore - le 26 octobre 2006 à 14h02

Dans l’automne sans fin de la vie politique française, un homme est arrivĂ©. Il avait dĂ©couvert internet il y a quinze ans, et quelque temps après avoir remportĂ© la majoritĂ© des suffrages lors de l’Ă©lection prĂ©sidentielle amĂ©ricaine, il avait fondĂ© une chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision participative avec Google, www.current.tv.

Al Gore venait à Paris pour présenter un film et le Parlement empressé le retrouva pour une projection privée très très médiatisée, dont on retiendra un apparent consensus : il est urgent d’agir. Pour cette raison, on aurait pu rebaptiser le titre en quelque chose comme « Une vérité sans écho ».

Résumons le sujet du film.

Sur notre planète, l’activitĂ© humaine (industrie, transports, agriculture…) produit une augmentation du taux de dioxyde de carbone dans l’air, provoquant en retour une augmentation de la tempĂ©rature moyenne (il fait plus chaud) : c’est le phĂ©nomène de rĂ©chauffement climatique, le grand enjeu Ă©cologique auquel la communautĂ© internationale a souhaitĂ© rĂ©pondre avec le Protocole de Kyoto, prĂ©voyant le gel des Ă©mission de dioxyde de carbone au niveau de 1990.

Le rĂ©chauffement de la planète entraĂ®ne dĂ©jĂ  des consĂ©quences observables. Si l’eau potable provenait auparavant, très largement, des glaciers ; aujourd’hui, les glaciers disparaissent. Au cĹ“ur de l’Afrique, le Kilimandjaro, Ă©tait couvert par les neiges Ă©ternelles et Ernest Hemingway en avait fait le théâtre d’une nouvelle sur l’Afrique, adaptĂ©e au cinĂ©ma avec notamment Ava Gardner et Gregory Peck. Dans moins de dix ans, les neiges du Kilimandjaro auront disparu.

Si certaines conséquences du réchauffement climatique sont déjà observables, celles à venir risquent d’entraîner des phénomènes géopolitiques majeurs : la montée du niveau des mers entraînera la disparition de millions de kilomètres de terres cultivées et l’exode de millions de personnes, la disparition de terres habitables (Hollande, Bangladesh, Inde, Chine, Etats-Unis, etc.) et cultivables privant certains pays de ressources fondamentales pour leur équilibre. Le phénomène risque tout simplement d’affecter brutalement les relations internationales, en déséquilibrant subitement certaines puissances, démocratiques ou non.

Le documentaire d’Al Gore nous place ainsi devant notre inconséquence, inconséquence fondamentale d’un public informé qui sait courir au désastre et ne prend que des demi-mesures, quand il en prend. Nous courons au désastre, nous ne voulons pas le voir, pourquoi ? (1)

Déjà, la violence des phénomènes climatiques augmente le coût « humain » et financier des catastrophes naturelles actuelles (augmentation en nombre et en intensité des phénomènes violents comme les ouragans, et les tempêtes, phénomènes plus forts, plus réguliers ; raréfaction des pluies dans les zones arides, augmentation des précipitations dans les zones humides ; disparition des zones polaires).

Est-ce dû au fait que l’on pense que le réchauffement planétaire n’aurait d’effet fondamental qu’à très long terme ? C’est une erreur.

Un phénomène majeur comme celui de l’inversion de ce gigantesque climatiseur qu’est le Gulf Stream pourrait se produire en moins d’une dizaine d’années. L’Europe pourrait ainsi se retrouver sans son gigantesque climatiseur naturel et quelques millions d’Européens réaliser que Londres ou Paris sont plus au nord que Montréal.

Est-ce dû au fait que le phénomène de réchauffement climatique soit en fait naturel et non pas provoqué par l’homme ? c’est une erreur, encore. Aucune publication scientifique, oui, aucune, ne conteste le lien entre l’augmentation de la température du globe et l’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone.

C’est peut-être là toute la folie de la société actuelle qui, happée dans un spectacle général, connaissant ses périls, agissant sans détermination, partout trop faiblement, semble se représenter la réalité comme une fiction, et l’avenir comme une hypothèse.

Alors, bien sûr, on a connu des documentaires plus vifs, des spectacles divertissants sur ce thème, des films très spectaculaires comme « Le Jour d’après », un peu moins de sérieux, et plus d’émotion, mais « Une Vérité qui dérange » ne s’adresse pas à un spectateur, ce film s’adresse à un citoyen auquel il n’offre pas de flatter le regard par une succession de représentations habiles ou sensationnelles mais à qui il propose d’énumérer, de lister, de relier les phénomènes pour en dégager les causes, en matérialiser l’existence. C’est un hommage à la nature, littéralement, un hommage au réel, afin qu’il existe, au-delà de l’information, une conscience du monde, une réaction.

Ce film est un film pour agir. L’on pourra retrouver, d’ailleurs, une liste de gestes pour économiser l’énergie sur le site www.criseclimatique.fr

Jean-Jacques

Ma note : 17/20

(1) A ce sujet, on pourra utilement se référer au livre de Jean-Pierre Dupuy, « Pour un catastrophisme éclairé »


Bande annonce (VO) - The Black Dahlia, de Brian de Palma

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VidĂ©o, Bande-annonce, The Black Dahlia, Brian de Palma, Le Dahlia Noir, Scarlett Johansson - le 23 octobre 2006 à 00h12

Voici la bande annonce d’un film très attendu qui sortira le 8 novembre…

Adaptation du roman de James Ellroy, lui-mĂŞme inspirĂ© d’une histoire qui a fascinĂ© l’AmĂ©rique, Le Dahlia Noir est le dernier film de Brian de Palma (Blow Out, Scarface, Les Incorruptibles, The Phantom of the Opera, Femme Fatale…).

Dans les annĂ©es 40, Ă  Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s’attaquent Ă  une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short, a Ă©tĂ© dĂ©couverte atrocement mutilĂ©e. Sa beautĂ© et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville.

Avec, notamment : Josh Hartnett, Hilary Swank, Scarlett Johansson

Le site officiel du film

“Quand j’Ă©tais chanteur”, de Xavier Giannoli

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ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Xavier Giannoli, Quand j'Ă©tais chanteur - le 16 octobre 2006 à 14h02

Alain, la cinquantaine, est ce que l’on appelle un chanteur de bal, de thés dansant, qui enchaîne les galas en province ; c’est en musique qu’il aperçoit Marion, une jeune mère célibataire et perdue, qui retient tout de suite son attention.

Cette rencontre est une chanson tendre et pudique, rythmée par une peur d’aimer incessante que le réalisateur a su filmer, tout en retenue, dans une simplicité et une justesse qui ne s’encombrent jamais d’amertume, faisant de ce film un tableau remarquable de vérité, la danse de deux êtres tour à tour maladroits et attentionnés, qui valsent ou s’échappent au son de leurs émotions.

« Quand j’ étais chanteur » ne tombe jamais dans les poncifs de l’écart d’âge, les deux cœurs sont blessés mais leur solitude reste élégante, sûrement la marque d’un réalisateur sensible qui a su capter la musique du cœur, au plus près du trouble, sans fioritures. Ce film est la partition touchante d’une rencontre ordinaire, au ton rare : celui de la sincérité.

Alexandra

NDLR : “Quand j’Ă©tais chanteur” est le troisième long mĂ©trage de Xavier Giannoli après “Les corps impatients” et “Une aventure” mais aussi “L’interview”, palme d’or du meilleur court-mĂ©trage Ă  Cannes en 1999.

[Vidéo & critique] Taxidermie, de György Pálfi

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ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Taxidermie, Bande-annonce, György Pálfi - le 8 septembre 2006 à 16h04

Taxidermie est une sorte de film-monstre, fondamentalement baroque, avec du sexe, de l’orgie, de l’horreur bref une image qui tend constamment du cĂ´tĂ© de la surenchère, qui ne se contente pas d’être brute mais aussi vulgaire, laide et choquante. Ce film n’a rien pour plaire et pourtant s’y dessine en filigrane les contours d’un discours fort et gonflĂ© sur l’histoire de la Hongrie, de la Seconde guerre mondiale Ă  l’ère post-soviĂ©tique. Sur trois gĂ©nĂ©rations, les hommes et leurs corps se tranforment : naissance dans la douleur et le fantasme, invention d’un homme nouveau qu’on goinfre Ă  n’en plus pouvoir, et finalement Ă©videment d’un corps non plus a rĂ©inventer mais Ă  dĂ©truire. L’idĂ©ologie imprime sa marque sur un corps qui, pour avoir trop encaissĂ© n’aspire plus qu’à la vacuitĂ©, au devenir-chose, comme s’il avait failli dans sa tâche, qu’être un homme Ă©tait trop pour lui, trop dangereux en tout cas. Film-monstre, sur la monstruositĂ©. Comme on dit un film très humain. Vous voyez. Comme la barbarie Ă  visage humain. Le film-monstre c’est ça. C’est cette humanitĂ©-lĂ , son bilan critique.

Site officiel du film

Autres sorties de la semaine : Le vent se lève de Ken Loach (palme d’or Ă  Cannes) et Selon Charlie, de Nicole Garcia

[Critique & vidéo] Miami Vice (Deux flics à Miami), de Michael Mann

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ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Miami Vice, Michael Mann, Deux flics Ă  Miami - le 20 aoĂ»t 2006 à 18h06

A la sortie de la salle, Jean-Baptiste Thoret, Nicole Brenez et autres spĂ©cialistes du cinĂ©ma de genre amĂ©ricain, louaient tous le dernier film de Michael Mann, propulsĂ© blockbuster de l’Ă©tĂ©. Pas dĂ©sagrĂ©able, long mais tendu, Miami Vice vaut surtout pour ses scènes d’action. Je me demandais dĂ©jĂ  pendant le braquage de Heat comment les dĂ©tonations pouvaient avoir un son si brutal, si proche. TournĂ©es en HD, les images impressionnent, donnent Ă  voir l’immĂ©diatetĂ© de l’action et s’inscrivent Ă  mi-chemin entre le reality show des polices amĂ©ricaines et le pur documentaire.

Le plus frappant, c’est la tendance qu’a Mann de faire de ses acteurs de vrais héros modernes, et ainsi de faire basculer son récit vers la tragédie antique. Dans une des dernières scènes, Gong Li, déifiée par un coucher de soleil, s’éloigne sur son bateau le cœur brisé. Colin Farrell rentre quant à lui à l’hôpital pour y retrouver ses proches, retour au foyer attendu, plan très fordien qui vient conclure le film.

Le point le plus faible reste la relation sentimentale entre ces deux-là. Quand Gong Li en femme d’affaires mafieuse finit par céder comme une collégienne au charme de Colin Farrell, on n’y croit tout simplement pas. Il faut alors fermer les yeux sur leur idylle grotesque, pour apprécier ce film finalement très enlevé.

Mikael Gaudin-Lech

Site officiel

Miami vice, la série

[Bande-annonce] Lucy, de Henner Winckler

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ActualitĂ©s, Henner Winckler, Lucy, Bande-annonce - le 20 juillet 2006 à 16h04

Après La Science des rĂŞves de Michel Gondry, Cinelogs vous prĂ©sente une deuxième bande-annonce, celle d’une sortie de la semaine, Lucy, un film de Henner Winckler dont vous pouvez en consulter la critique enthousiaste rĂ©digĂ©e par BenoĂ®t Ă  l’occasion du Festival Paris CinĂ©ma.

Lucy fut Ă©galement prĂ©sentĂ© lors du dernier Festival de Berlin ; il faut dire que ce film subtil et Ă©lĂ©gant signe l’embellie du cinĂ©ma allemand et mĂ©rite vraiment d’ĂŞtre vu.

[Critique] La science des rĂŞves, de Michel Gondry

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ActualitĂ©s, Critique, VidĂ©o, Paris Cinema 2006, Forum des images, Rencontres du cinĂ©ma 2006, Michel Gondry, La Science des RĂŞves, Bande-annonce - le 4 juillet 2006 à 16h04

Est-il possible de formuler un avis esthétique, d’émettre une opinion articulée et rationnelle sur un rêve ? Le rêve, c’est cette machine à fantasmes et parfois délires interprétatifs, cet ouvroir de désirs autant que de retours à soi, ces tréfonds qui nous soutiennent ou nous plongent dans la plus étrange perplexité. Si on part du postulat que La science des rêves est un gigantesque rêve éveillé, généré par l’étourdissant jeu de Mécano qu’est le cerveau de Michel Gondry, qu’en penser ? Essayons…

science des reves

Le personnage interprété par Charlotte Gainsbourg, formidable en bricoleuse-rêveuse, dit à un moment que le hasard - et donc le rêve - est ce qu’il y a de plus difficile à reconstituer. C’est ce qu’on se dit tout au long de ce film qui n’a pourtant rien du bricolage improvisé mais tient bien du projet raisonné et souvent ambitieux dans sa forme, à défaut de nous proposer une histoire suffisamment charnue. En effet, Gondry nous soumet ici un trip assez longuet, qui accuse parfois de conséquentes baisses de rythmes. Le personnage de Stéphane (Gabriel Garcia Bernal) est une incarnation limpide de Gondry, sorte de personnage lunaire, tout à la fois égaré dans le monde des adultes mais bien déterminé à aller au bout de ce que son imagination lui dicte. Il tombe amoureux de sa voisine mais se perd dans l’indécision, ce qui complique évidemment les choses et suscite les multiples chicanes du scénario. L’histoire du film est universelle, vieille comme le monde, mais on sait bien que le cinéma n’est que la réinvention permanente de thèmes usés jusqu’à la corde. Mais, à l’inverse d’Eternal Sunshine Of The Spotless Mind, l’histoire sert ici de prétexte à de fréquentes envolées fantasmatiques, en est le véhicule (pretexte ou véhicule ?). C’est là que le bât blesse un peu : Charlie Kaufman avait su construire un univers narratif au sein duquel Gondry se coulait avec subtilité, trouvant dans Jim Carrey un surprenant alter ego. Mais le brio technique ne l’emportait pas, on restait sur une ligne de flottaison équilibrée entre cette histoire d’effacement de souvenirs amoureux (sous forme d’un génial puzzle) et les effets spéciaux. Dans La science des rêves, c’est précisément l’inverse : la trame est plutôt ténue - parfois même tirée par les cheveux - les scènes dites de « prise de vue réelle » opérant comme lances de rampement aux scènes de fantasmes, rêves, cauchemars, jeu, le tout en direct sur Stéphane TV ! Ce plateau de télévision en coquilles d’oeufs, n’est-ce pas finalement le tribut que Gondry paie à ce joyeux terrain d’expérimentations que fut pour lui le vidéo clip ? D’ailleurs, qui connaît bien ses travaux antérieurs aura parfois l’impression d’une gigantesque compilation des meilleurs effets spéciaux bricolés pour imaginer les White Stripes (clip) ou dans une moindre mesure Björk (clip). Pour les aficionados, on conseillera d’ailleurs les bonus du DVD The Work Of Director (2003), où le réalisateur explique ses méthodes de travail, plus proches de l’animation dite classique (trucages, ombres, illusion d’optique, surimpression) que des manipulations numériques contemporaines, ce qui rend son cinéma plastiquement passionnant. Dans La science des rêves, c’est comme si Gondry tombait dans l’impasse qu’il avait su éviter (ou limiter) dans son film précédent. On pourrait alors se demander ce qui différencie, au fond, Michel Gondry de Jean-Pierre Jeunet, Stéphane d’Amélie, les trucs déclinés dans des vidéo clips réussis de gimmicks déclinés en courts puis en longs métrages ? C’est cette fameuse distanciation vis-à-vis du réel qui trouble le plus, et qui, à la longue, crée un malaise. Comment s’identifier à un personnage tellement peu en phase avec ce qui l’entoure, et au final guère sympathique ? Côté casting, Gabriel Garcia Bernal est plutôt convaincant en doux ahuri velléitaire et un peu bêta (attention cependant à ne pas voir le film en VF, comme lors de l’éprouvante séance de Paris Cinéma). Les personnages secondaires, menés par un Chabat en roue libre (Miou-Miou se demande ce qu’elle fait là, Emma de Caunes disparaît très vite) ne nous aident pas davantage à nous investir dans une histoire écrite à la va-vite (par Gondry himself, plus doué pour les trouvailles formelles que pour la narration, l’articulation de scènes, la progression).
Bref, La science des rêves est un bel objet décoratif, très bien fichu, mais un peu décevant pour un retour au pays…

Benoît Hické

Infos

Le site du film

Le site (non officiel) de Michel Gondry

[Vidéo & critique] Selon Charlie, de Nicole Garcia

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Bande-annonce, Selon Charlie - le 21 mai 2006 à 16h04

Selon charlie

J’hĂ©site Ă  parler du film. Pourquoi en dire du mal ? Simplement parce qu’il n’a pas sa place en compĂ©tition officielle, et que ce seul fait mĂ©rite d’ĂŞtre relevĂ©. Le film fonctionne comme une grande galerie de portraits dans laquelle chacun joue son petit rĂ´le. Il s’articule sur une ou deux idĂ©es, notamment la lĂ©gende d’un homme qui jadis parti seul pour rejoindre le pĂ´le nord. Pourquoi cette fuite, cette course Ă  la solitude ? Mystère. Mais un mystère pas extrĂŞmement Ă©pais et dont on se lasse vite. Oui la solitude est hĂ©sitante, oui elle est dure, oui elle est misĂ©rable, mais ces vies Ă©parpillĂ©es sont elles-mĂŞme bien fragiles et manquent parfois de consistance, d’existence. Ces solitudes n’existent pas pour la simple raison que les personnages se contentent de jouer leur texte. Le film se dĂ©roule bien sagement, chacun tenant sa partie et n’en faisant jamais trop. Film appliquĂ©, et pourrait-on dire presque institutionnel. D’oĂą sa production, sa sĂ©lĂ©ction Ă  Cannes, d’oĂą sa pub, etc. etc. Un cinĂ©ma institutionnel, dont on aurait presque Ă  rougir Cannes, tant il concentre les grands travers du cinĂ©ma français. Sur l’affiche d’OSS 117 Ă  Cannes : “He is so french !”.

Matthieu Chereau

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