[Vidéo] Présentation de Sonhos de Peixe par Matthieu Chéreau lors de la 45e édition de la Semaine internationale de la critique
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Semaine internationale de la critique 2006, VidĂ©o, Sonhos de Peixe, Kirill Mikhanovsky - le 23 mai 2006 à 11h11
Voici la présentation du film américano-russo-brésilien Sonhos de Peixe par Matthieu Chéreau, rédacteur en chef de Cinelogs, membre du jury de sélection de la Semaine internationale de la critique 2006.
[Vidéo] Débat suivant la projection de Sonhos de Peixe au Festival de Cannes (45e Semaine internationale de la critique)
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Semaine internationale de la critique 2006, VidĂ©o, Sonhos de Peixe, DĂ©bat - le 23 mai 2006 à 11h11
www.cinelogs.com : le weblog vidéo du cinéma
Inédit : couvert par Cinelogs, voici en intégralité le débat qui a suivi la projection du film brésilien Sonhos de Peixe lors de la Semaine internationale de la critique à Cannes (2006).
SONHOS DE PEIXE, un film de Kirill Mikhanovsky
SYNOPSIS : Dans un village de la cĂŽte nord-est du BrĂ©sil, Jusce, 17 ans, gagne Ă peine sa vie en plongeant Ă prĂšs de 30 mĂštres avec un matĂ©riel rudimentaire, pour pĂȘcher des homards. A la fin de chacune de ces dangereuses journĂ©es, il ne rĂȘve que dâune chose - rejoindre Ana, qui vit avec sa petite fille et sa mĂšre, et sâasseoir Ă ses cĂŽtĂ©s pendant quâelle savoure Ă la tĂ©lĂ© les aventures des citadins sophistiquĂ©s de son feuilleton prĂ©fĂ©rĂ©. Ana rĂȘve de quitter son village pour dĂ©couvrir le monde. Jusce lui, est content de la vie quâil mĂšne. Les autres pĂȘcheurs, des amis de son pĂšre dĂ©cĂ©dĂ©, lâont aidĂ© Ă acheter et Ă rĂ©nover son propre bateau. Un jour RogĂ©rio, un vieil ami, revient au village avec une dâune buggy rouge, aprĂšs ses expĂ©riences dans la capitale. Le jour oĂč RogĂ©rio ramĂšne Jusce chez Ana marque le dĂ©but de leur rivalitĂ© pour attirer lâattention de la jeune femme. Jusce doit alors se rĂ©inventer sâil ne veut pas perdre Ana, attirĂ©e par RogĂ©rio et son style de vie aventureux.
Pingpong, de Matthias Luthardt et Sommer 04 An Der Schlei, de Stefan Krohmer
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, Semaine internationale de la critique 2006, Matthias Luthardt, Pingpong, Quinzaine des RĂ©alisateurs Cannes 2006 - le 22 mai 2006 à 13h01
Les films allemands cette annĂ©e sont d’excellente qualitĂ© et nombreux Ă©taient ceux qui, parmi les premiers et seconds films, avaient leur place Ă Cannes. Ping-Pong Ă la Semaine, Sommer 04 An Der Schlei Ă la Quinzaine permettent de se faire une idĂ©e assez prĂ©cise de ce cinĂ©ma. Image froide et Ă©lĂ©gante, rythme tenu, mise en scĂšne trĂ©s discrĂšte, personnages structurĂ©s mais complexes, ce cinĂ©ma investi l’univers bourgeois afin de mettre au jour Ă la fois sa douceur et sa duplicitĂ©. L’adultaire n’est jamais loin, et presque naturel. Tout se passe sans heurt, il n’y a pas de crise. Les mots sont dits simplement, si bien qu’on sent parfois un profond hiatus entre les faits et la maniĂšre dont ils sont nommĂ©s et vĂ©cus. Rien n’est grave, ou la gravetĂ© n’est saisie qu’Ă distance. C’est ce calme qui frappe, cette forme trĂ©s sereine appliquĂ©e Ă un fond anxieux et momentanĂ©ment troublĂ©. Cette sauce prend trĂ©s bien et constitue, d’un film Ă l’autre, l’un des traits caractĂ©ristique de ce cinĂ©ma allemand.
Matthieu Chereau
[Vidéo & critique] Selon Charlie, de Nicole Garcia
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Bande-annonce, Selon Charlie - le 21 mai 2006 à 16h04
J’hĂ©site Ă parler du film. Pourquoi en dire du mal ? Simplement parce qu’il n’a pas sa place en compĂ©tition officielle, et que ce seul fait mĂ©rite d’ĂȘtre relevĂ©. Le film fonctionne comme une grande galerie de portraits dans laquelle chacun joue son petit rĂŽle. Il s’articule sur une ou deux idĂ©es, notamment la lĂ©gende d’un homme qui jadis parti seul pour rejoindre le pĂŽle nord. Pourquoi cette fuite, cette course Ă la solitude ? MystĂšre. Mais un mystĂšre pas extrĂȘmement Ă©pais et dont on se lasse vite. Oui la solitude est hĂ©sitante, oui elle est dure, oui elle est misĂ©rable, mais ces vies Ă©parpillĂ©es sont elles-mĂȘme bien fragiles et manquent parfois de consistance, d’existence. Ces solitudes n’existent pas pour la simple raison que les personnages se contentent de jouer leur texte. Le film se dĂ©roule bien sagement, chacun tenant sa partie et n’en faisant jamais trop. Film appliquĂ©, et pourrait-on dire presque institutionnel. D’oĂč sa production, sa sĂ©lĂ©ction Ă Cannes, d’oĂč sa pub, etc. etc. Un cinĂ©ma institutionnel, dont on aurait presque Ă rougir Cannes, tant il concentre les grands travers du cinĂ©ma français. Sur l’affiche d’OSS 117 Ă Cannes : “He is so french !”.
Matthieu Chereau
[Vidéo] Conférence de presse du film BUG de William Friedkin (extrait) présenté lors de la Quinzaine des réalisateurs
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, RĂ©alisateur, VidĂ©o, ConfĂ©rence de presse, Bug - le 21 mai 2006 à 09h09
Voici un extrait de la conférence de presse du film américain BUG présenté dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs et réalisé par William Friedkin.
Site web de la Quinzaine des réalisateurs
Synopsis
Serveuse solitaire au passĂ© tragique, AgnĂšs loge dans un vieux motel et vit dans la peur de son ex-mari violent qui vient dâĂȘtre libĂ©rĂ© sur parole. Pourtant quand AgnĂšs commence une relation sentimentale avec Peter, un homme excentrique et instable, elle retrouve espoir⊠jusquâĂ ce que les premiers insectes arrivent.
Hamaca Paraguaya, de Paz Encina et Taxidermie, de György Palfi
ActualitĂ©s, DĂ©lire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique, Un Certain Regard 2006, Hamaca Paraguaya, Paz Encina, Taxidermie - le 19 mai 2006 à 18h06
Les festivals acceuillent volontiers des films conçus presque seulement pour eux et leur audience si particuliĂšre. Ou peut-ĂȘtre doit-on apprĂ©hender la question dans l’autre sens, ce sont les festivals qui fabriquent les attentes et les bruits, guettent la moindre sensation et crĂ©ent les modes.
A leur maniĂšre, Hamaca Paraguaya et Taxidermie conviennent Ă merveille Ă Cannes. Hamaca lui apporte son sens l’Ă©pure, se fait l’Ă©tendard d’un cinĂ©ma d’amĂ©rique latine trĂšs composĂ©, trĂšs conceptuel. C’est par excellence le film de festival ennuyeux bien qu’intĂ©ressant autour duquel l’espace d’un instant on se dit oui c’est fort (enfin dense plutĂŽt que fort, cĂ©rĂ©bral quoi). Le sĂ©lectionneur lui-mĂȘme s’est sans doute dit qu’il fallait le prendre pour sa radicalitĂ©, il avait sa place dans la sĂ©lection, bluff ou pas, ça n’Ă©tait pas la question. Il y a je pense sans que ce soit vraiment dit, une sorte de quota pour de tels films, car ils ne peuvent exister qu’en festival, ou Ă la rigueur dans les musĂ©es. Cela dit il est bon qu’ils existent, qu’ils fassent ainsi la promotion non seulement d’un cinĂ©ma plus dur et plus Ă©lĂ©mentaire, mais Ă©galement celle d’une autre expĂ©rience du cinĂ©ma et du temps, plus verticale qu’horizontale disons pour aller vite, oĂč l’on attend rien. OĂč le but n’est pas d’attendre, mais de sentir.
De maniĂšre totalement opposĂ©e, Taxidermie est une sorte de film-monstre, fondamentalement baroque, avec du sexe, de l’orgie, de l’horreur bref une image qui tend constamment du cĂŽtĂ© de la surenchĂšre, qui ne se contente pas d’ĂȘtre brute mais aussi vulgaire, laide et choquante. Ce film n’a rien pour plaire et pourtant s’y dessine en filigrane les contours d’un discours fort et gonflĂ© sur l’histoire de la Hongrie, de la Seconde guerre mondiale Ă l’Ăšre post-soviĂ©tique. Sur trois gĂ©nĂ©rations, les hommes et leurs corps se tranforment : douleur et fantasme des premiers temps, invention d’un nouvel homme dans le second qu’on goinffre Ă n’en plus pouvoir, puis finalement Ă©videmment du corps. L’idĂ©ologie imprime sa marque sur un corps qui, pour avoir trop encaissĂ© n’aspire plus qu’Ă la vacuitĂ©, au devenir-chose, comme s’il avait failli dans sa tĂąche, qu’ĂȘtre homme Ă©tait trop pour lui, trop dangereux en tout cas, trop irrĂ©aliste aussi de n’ĂȘtre finalement ni plus ni moins qu’un homme. Film-monstre, sur la monstruositĂ©. Comme on dit un film trĂšs humain. Vous voyez. Comme la barbarie Ă visage humain. Le film-monstre c’est ça. C’est cette humanitĂ©-lĂ , son bilan critique.
[Vidéo] Interview de Adel Adeeb, président de Good News Group, producteur de Halim
ActualitĂ©s, Producteur, Festival de Cannes 2006, Halim, Adel Adeeb, Media, VidĂ©o, Good News Group - le 19 mai 2006 à 12h12
Adel Adeeb, prĂ©sident de Good News Group, l’un des plus grands groupes de mĂ©dia Ă©gyptien, nous prĂ©sente la stratĂ©gie de son groupe, ses dĂ©veloppements rĂ©cents dans le cinĂ©ma.
Good news a en effet produit ce film qui est annoncé par Variety comme le plus cher (6 millions de dollars) jamais produit par un pays arabe.
Good News Group is one of the biggest media group in the arab world and its CEO, Adel Adeeb, explains its strategy while presenting the world premiere of “Halim” in Cannes.
Seems like Egypt is gaining momentum in cinema with Good News Group which schedules another big project, about Al Qaeda, after Halim.
Halim is the most expensive film to date in the arab world with an overall budget of USD 6 millions.
[Vidéo & critique] Fast Food Nation, de Richard Linklater
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Bande-annonce - le 19 mai 2006 à 10h10
J’ai une vision parcellaire du film, du moins de la premiĂšre moitiĂ©, car autant le dire tout de suite j’ai un peu sommeillĂ©. Donc une trame simple, le cadre amĂ©ricain moyen d’un cĂŽtĂ©, avec sa fonction au sein de l’entreprise, le langage technique et lisse qui va avec ; et les Mexicains fraĂźchement Ă©migrĂ©s de l’autre, pauvres, exploitĂ©s, immĂ©diatement incorporĂ©s par le systĂšme capitaliste, et affectĂ©s aux tĂąches les plus ingrates. Des petites saynĂštes de la vie quotidienne de ces gens-lĂ , duretĂ© de la vie des Mexicains, drĂŽlerie un peu dissonante du cadre amĂ©ricain empĂȘtrĂ© dans ses petites certitudes et sa petite morale. Il va dĂ©couvrir un monde dont il ne soupçonnait jusqu’ici pas l’existence. Il s’aperçoit que dans les burgers dont il fait la pub, il y a de la crotte. Fast Food Nation lĂšve le voile sur les processus trĂšs rationnels qui amĂšnent Ă produire et commercialiser cette crotte. Evidemment, la posture du provocateur, qui fait rire et gĂȘne en mĂȘme temps. Mais on est un peu gĂȘnĂ© tout de mĂȘme, face Ă ce film abrasif mais pas trop, par moment trash (il faut bien choquer le bourgeois) mais presque toujours mainstream. Bref, je doute qu’on se souvienne de ce cĂŽtĂ© de l’Atlantique de ce film, trop tempĂ©rĂ© et tiĂšde pour vĂ©ritablement atteindre sa cible.
Matthieu
[Vidéo & critique] Le Vent se lÚve (The Wind That Shakes the Barley), de Ken Loach
ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, Cinelogs, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, VidĂ©o, Ken Loach, The Wind That Shakes the Barley, Bande-annonce, Le vent se lĂšve - le 19 mai 2006 à 09h09
Difficile d’entamer la journĂ©e avec un film aussi pesant. D’emblĂ©e la petite histoire se met en place, avec ses personnages principaux, ses petits costumes, son petit cadre historique. Des Irlandais se soulĂšvent et prennent les armes pour combattre les Anglais qui occupent et sĂ©vissent sur leur sol. Nous sommes dans les annĂ©es 20, et le destin d’un jeune homme talentueux promis Ă une belle carriĂšre dans la mĂ©decine bascule subitement. Tout le reste du film est rĂ©glĂ© comme une horloge suisse et se dĂ©roule sans anicroche. A force c’est rasoir. Trop appliquĂ© pour pouvoir intĂ©resser, trop sage, trop volontairement touchant. Il est des films qui se contentent d’ĂȘtre seulement de petits illustrĂ©s, et celui-ci me donne cette impression. Illustration du conflit entre Irlandais et Anglais, des injustices criantes, des hĂ©sitations dans le camp des resistants, des conflits internes, chaque idĂ©e Ă sa scĂšne et tout s’enchaĂźne sagement. Parfois c’est vrai, une distance de dessine. Les personnages - irlandais ou anglais - dĂšs lors qu’ils sont en escouade, ont un je-ne-sais-quoi de ridicule et de burlesque. Maigre compensation, tout de mĂȘme, Ă un traitement par ailleurs trĂšs appliquĂ© et sĂ©rieux. Barbant !
Matthieu
Summer Palace, de Lou Ye
ActualitĂ©s, DĂ©lire Critique, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, Summer Palace, Lou Ye - le 19 mai 2006 à 09h09
Câest la premiĂšre sĂ©quence, les images se succĂšdent de maniĂšre heurtĂ©e, racontent une histoire sans cacher leurs ficelles. Un garçon et une fille, qui reçoit une lettre dâadmission Ă lâuniversitĂ© de PĂ©kin, doit partir et forcĂ©ment dire adieu, quitter son copain. Tout ça sâenchaĂźne de maniĂšre mĂ©canique, presque trop. Et puis le plan-sĂ©quence se pose et change de visage. LĂ dans lâimage se tient dâemblĂ©e quelque chose qui nâest plus de lâordre de lâhistoire. Ils baisent dans lâherbe une derniĂšre fois, puis sâĂ©cartent lâun de lâautre un peu comme des Ă©trangers. VoilĂ câest fini. Câest dur. Juste lĂ , on rentre dans une nouvelle dimension, lâhistoire et son schĂ©ma un peu trop saillant se trouvent court-circuitĂ©s. On touche dâemblĂ©e Ă la fulgurance. PremiĂšre montĂ©e dâadrĂ©naline, qui en annonce dâautres.
Lâhistoire dâune fille et dâun garçon, dâune bande autour dâeux, du je tâaime moi non plus, je te trompe mais je tâaime, on baise ensemble mais je te quitte, etc. etc. Rien que des histoires Ă©lĂ©mentaires, qui coulent de source et charrient allĂ©grement leur poids de romanesque, de tragique, de mĂ©lancolie. ElĂ©mentaire cette envie, ce besoin de jouir et dâinventer simplement â qui nâen a jamais rĂȘvĂ© Ă 20 ans â une utopie Ă deux, une utopie de bande Ă part, loin de tout, qui va Ă lâessentiel. On trouve lĂ la fougue et le dĂ©sespoir dâun amour quâon a dĂ©jĂ vu mille fois, mais qui â parce quâil est contĂ© de maniĂšre brutale, lyrique mais aussi bousculĂ©e, nous plonge dans une espĂšce de plaisir bĂ©a. Pas peur de dire que je marche, que dans lâexcĂšs de jeu et de plans, rĂ©side une profonde justesse. Dur dâexpliquer ça, de faire parler cette certitude. Câest, comment dire, pas parce que cette fille nous parle, mais parce que perce Ă travers elle quelque chose dâune histoire vĂ©cue et restituĂ©e de lâintĂ©rieur. Non seulement ces personnages existent Ă lâĂ©cran, mais lâon sent que cette existence ne suffit pas, quâelle dĂ©borde de tous les cĂŽtĂ©s, procĂšde dâun passĂ© encore ouvert, dâune mĂ©moire toujours Ă vif, dâun dĂ©sir Ă©tonnamment ardent, de tout ça Ă la fois, quâelle est enfantĂ©e dans lâurgence et surtout la nĂ©cessitĂ©.
Alors bien sĂ»r, dâautres dĂ©nonceront un certain maniĂ©risme, pas mal de plumes qui volent dans le cadre, des vagues Ă lâĂąmes serrĂ©s de prĂ©s, des crises passionnelles. Evidemment. Mais aussi une construction un peu Ă la Wong Kar Wai, qui rappelle 2046 par son cĂŽtĂ© tarabiscotĂ© et qui dans le mĂȘme temps conserve une trĂšs forte unitĂ© Ă travers le voix, le monologue de cette fille, qui est un mĂ©lange de petits clichĂ©s et de subtiles pensĂ©es. Une actrice comme ça, qui pĂšse autant dans lâĂ©cran, habite en monstre un film quâelle porte tout entier, une actrice comme ça existe câest tout. Ni juste ni fausse, elle se contente de sâimposer de maniĂšre complĂštement arbitraire, quâon aime ou non. Et puis de toute façon elle emporte la mise. Câest gagnĂ© dâavance.
Il faut revoir Summer Palace, aller puiser dans sa fougue, sa beautĂ© et son amertume, accepter le parti pris dâune mĂ©lancolie toujours bousculĂ©e, malmenĂ©e par la petite et la grande histoire, brute et brutale. Accepter dâĂȘtre balancĂ©, de participer du grand vertige qui anime et porte tout le film.
Matthieu
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