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Archive pour la catégorie 'ActualitĂ©s'

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[VidĂ©o] Entretien avec Jean-Charles Fitoussi Ă  l’occasion de la projection de son dernier film Ă  la CinĂ©mathèque 2/4

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ActualitĂ©s, Interview, RĂ©alisateur, Film de poche, VidĂ©o, InĂ©dit, Nocturnes pour le roi de Rome, Jean-Charles Fitoussi - le 11 juin 2006 à 17h05

Nocturnes pour le roi de Rome a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre du festival Pocket films avec un Nokia 6630. Il s’agit du premier long-mĂ©trage rĂ©alisĂ© avec un tĂ©lĂ©phone portable.

Auteur de plusieurs courts-mĂ©trages, notamment Le Dieu Saturne et d’un long-mĂ©trage remarquĂ© Les jours oĂą je n’existe pas, Jean-Charles Fitoussi signe avec Nocturnes son premier film en vidĂ©o. Il revient dans cet entretien sur les particularitĂ©s de l’image obtenue avec le tĂ©lĂ©phone mobile, sur ses paradoxes et ce qu’elle induit en terme de mĂ©thode de crĂ©ation et de production.

Au fil du dialogue s’esquisse la possibilitĂ© de faire des films autrement, sans plans prĂ©-Ă©tablis et pour tout dire avec les moyens du bord. Mais des films qui tiennent le coup, qui comme celui de Jean-Charles Fitoussi attestent d’une rĂ©elle ambition et d’un rĂ©el appĂ©tit pour ces images brutes et primitives. Ce film montre la voie, tout simplement. C’est la raison pour laquelle il nous paraĂ®t utile de revenir sur lui, sur son histoire et ses conditions de crĂ©ation, de manière Ă  mieux cerner les possibilitĂ©s d’un cinĂ©ma de poche. Pas un cinĂ©ma gadget mais un cinĂ©ma bricolĂ©, improvisĂ© du dĂ©but Ă  la fin, avec des images du quotidien et de l’intime, des images proches, Ă  portĂ©e de la main ou plutĂ´t engendrĂ©es par et dans la main. C’est le retour au geste initial, Ă  l’immĂ©diatetĂ© du mouvement de la main et de l’oeil. La main de l’oeil, c’est ça l’idĂ©e.

Matthieu

NOCTURNES POUR LE ROI DE ROME de Jean-Charles Fitoussi (1h17)
lundi 12 juin à 19h30 salle Franju, Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, Paris 12

SYNOPSIS : Un vieux compositeur allemand est reçu à Rome, appelé par le roi pour lui composer huit nocturnes. Mais le souvenir de sa femme morte dans cette ville des années auparavant, auquel s’ajoutent les fantômes de la guerre pendant laquelle il naquit, l’empêchent de composer quoi que soit. Il voit maintenant que la Ville éternelle aura été sa dernière destination sur cette terre, le visage de sa femme bien-aimée et la musique de Mozart, les dernières joies de sa vie - qu’il a tant aimée malgré les intempéries.

Les critiques :

Le Monde ; Variety ; Fluctuat ; Films de poche ; Cinelogs ; Cinelogs (anglais)

Retrouvez le programme de la retrospective des films de la Semaine de la critique

Et toutes les interviews, vidéos et articles consacrés à Jean-Charles Fitoussi sur Cinelogs

Soirée de clôture du Festival du film romantique de Cabourg

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ActualitĂ©s, Festival du film romantique 2006, Sergio Machado, Bahia ville basse - le 11 juin 2006 à 16h04

Hier Ă  Cabourg, Cinelogs a pu assister Ă  la soirĂ©e de clĂ´ture du Festival du film romantique parrainĂ©e par le groupe Partouche. Le Festival du film romantique fĂŞtait cette annĂ©e sa vingtième Ă©dition sous la prĂ©sidence d’Emmanuelle BĂ©art, Sandrine Bonnaire et Guillaume Laurent ; son initiateur, Gonzague Saint-Bris rappelait Ă  cette occasion les mots de Charles Baudelaire : ” Qui dit romantisme dit art moderne” (1).

Un film a particulièrement Ă©tĂ© primĂ©, Bahia, ville basse, de Sergio Machado, recevant Ă  la fois le Grand Prix et le prix de la jeunesse. Enfin, tous les festivaliers ont applaudi avec Ă©motion l’engagement et le professionnalisme de la dĂ©lĂ©guĂ©e gĂ©nĂ©rale du Festival, Suzel Pietri, qui recevait la mĂ©daille d’or de la ville.
Lors de la cĂ©rĂ©monie de clĂ´ture, on a pu remarquer une proposition recueillant peu de suffrages, rĂ©currente certes mais juste et sympathique, celle de Jacques Gamblin, de festivals sans prix, puis l’allocation engagĂ©e de la reprĂ©sentante de l’Adami en faveur de la redevance pour copie privĂ©e, la nonchalance amusĂ©e de Thierry Lhermitte Ă  l’heure de la remise des prix, le visage rayonnant de Michel Blanc recevant le Swann d’or du meilleur acteur et les remerciements candides de CĂ©cile de France, Swann d’or de la meilleure actrice.

Le palmarès complet :


- Swann d’or de la meilleure actrice : CĂ©cile de France.
- Swann d’or du meilleur acteur : Michel Blanc
-
Swann d’or de la rĂ©vĂ©lation fĂ©minine : Anna Mouglalis
- Swann d’or de la rĂ©vĂ©lation masculine : Lorant Deutsch

Dans la section longs-métrages internationaux :
-
Grand Prix du festival : Bahia, ville basse de Sergio Machado
- Mention spéciale du Jury : Echo Park, L.A. de Richard Glatzer et Wash Westmoreland.
- Prix du jury Jeunesse : Bahia, ville basse de Sergio Machado
- Mention spĂ©ciale du jury Jeunesse : L’Immeuble Yacoubian de Marwan Hamed

Dans la sélection long-métrage :
- Mention spéciale du jury : Des putes dans les arbres de Emmanuelle Huchet
- Meilleur réalisateur : Fais des beaux rêves de Maryline Canto
- Meilleure actrice : Thérèse Rouusel pour Bea de Romuald Beugnon
- Meilleur acteur : Aymeric Cormerais pour Bea de Romuald beugnon

Jean-Jacques

(1) La citation complète de Charles Baudelaire, extraite des Salons et du chapitre “Qu’est-ce que le romantisme ?” est : “Qui dit romantisme dit art moderne - c’est-Ă -dire intimitĂ©, spiritualitĂ©, couleur, aspiration vers l’infini, exprimĂ©es par tous les moyens que contiennent les arts.”

[VidĂ©o] Entretien avec Jean-Charles Fitoussi Ă  l’occasion de la projection de son dernier film Ă  la CinĂ©mathèque 1/4

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ActualitĂ©s, Interview, Festival de Cannes 2006, RĂ©alisateur, Critique, Film de poche, VidĂ©o, InĂ©dit, Nocturnes pour le roi de Rome, Jean-Charles Fitoussi - le 10 juin 2006 à 21h09

Nocturnes pour le roi de Rome a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre du festival Pocket films avec un Nokia 6630. Il s’agit du premier long-mĂ©trage rĂ©alisĂ© avec un tĂ©lĂ©phone portable.

Auteur de plusieurs courts-mĂ©trages, notamment Le Dieu Saturne et d’un long-mĂ©trage remarquĂ© Les jours oĂą je n’existe pas, Jean-Charles Fitoussi signe avec Nocturnes son premier film en vidĂ©o. Il revient dans cet entretien sur les particularitĂ©s de l’image obtenue avec le tĂ©lĂ©phone mobile, sur ses paradoxes et ce qu’elle induit en terme de mĂ©thode de crĂ©ation et de production.

Au fil du dialogue s’esquisse la possibilitĂ© de faire des films autrement, sans plans prĂ©-Ă©tablis et pour tout dire avec les moyens du bord. Mais des films qui tiennent le coup, qui comme celui de Jean-Charles Fitoussi attestent d’une rĂ©elle ambition et d’un rĂ©el appĂ©tit pour ces images brutes et primitives. Ce film montre la voie, tout simplement. C’est la raison pour laquelle il nous paraĂ®t utile de revenir sur lui, sur son histoire et ses conditions de crĂ©ation, de manière Ă  mieux cerner les possibilitĂ©s d’un cinĂ©ma de poche. Pas un cinĂ©ma gadget mais un cinĂ©ma bricolĂ©, improvisĂ© du dĂ©but Ă  la fin, avec des images du quotidien et de l’intime, des images proches, Ă  portĂ©e de la main ou plutĂ´t engendrĂ©es par et dans la main. C’est le retour au geste initial, Ă  l’immĂ©diatetĂ© du mouvement de la main et de l’oeil. La main de l’oeil, c’est ça l’idĂ©e.

Matthieu

NOCTURNES POUR LE ROI DE ROME de Jean-Charles Fitoussi (1h17)
lundi 12 juin à 19h30 salle Franju, Cinémathèque Française, 51 rue de Bercy, Paris 12

SYNOPSIS : Un vieux compositeur allemand est reçu à Rome, appelé par le roi pour lui composer huit nocturnes. Mais le souvenir de sa femme morte dans cette ville des années auparavant, auquel s’ajoutent les fantômes de la guerre pendant laquelle il naquit, l’empêchent de composer quoi que soit. Il voit maintenant que la Ville éternelle aura été sa dernière destination sur cette terre, le visage de sa femme bien-aimée et la musique de Mozart, les dernières joies de sa vie - qu’il a tant aimée malgré les intempéries.

Les critiques :

Le Monde ; Variety ; Fluctuat ; Films de poche ; Cinelogs ; Cinelogs (anglais)

Retrouvez le programme de la retrospective des films de la Semaine de la critique

…et toutes les interviews, vidĂ©os et articles consacrĂ©s Ă  Jean-Charles Fitoussi sur Cinelogs.

L’heure du bilan

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Semaine internationale de la critique 2006, Sonhos de Peixe, Summer Palace - le 30 mai 2006 à 14h02

Le Festival de Cannes ne doit pas nĂ©cessairement ĂŞtre vĂ©cu comme un marathon, mĂŞme s’il l’est dans la plupart des cas. Qu’il s’agisse du marchĂ© ou du festival proprement dit, c’est toujours la course aux rendez-vous, aux fĂŞtes, aux films. Mais une course d’obstacles, oĂą chaque entrĂ©e est gardĂ©e et la moindre minute prĂ©cieuse et pas facilement cĂ©dĂ©e.

J’ai cette annĂ©e Ă©normĂ©ment couru Ă  Cannes. Mais ce que je retiens le plus, ce sont les temps morts, les pauses. DĂ©couvertes de films, rencontres, moments volĂ©s, c’est de cela dont est vraiment fait Cannes. Dans la course au temps, les seuls moments qui valent vraiment la peine se crĂ©ent quand cette course dĂ©raille, s’arrĂŞte ou se suspend.

Deux ou trois jours aprĂ©s ĂŞtre arrivĂ© Ă  Cannes, j’en avais dĂ©jĂ  marre. Trop de soleil, trop de gens, trop de trucs Ă  faire. Et puis j’ai vu Summer Palace, et puis j’ai su pourquoi j’Ă©tais lĂ . C’est sans doute bĂŞte Ă  dire, mais ce retour aux films est essentiel pour accepter et devrais-je dire encaisser tout ce que nous force Ă  ingurgiter Cannes. Summer Palace est l’un des plus beaux films que j’ai vu Ă  Cannes, tout en sachant il est vrai que je n’en ai pas vu beaucoup. Un tel film sauve la mise, permet de retrouver le chemin d’un cinĂ©ma direct, inventif, sincère et sans concession.

Il sauve la mise, car Ă  cĂ´tĂ© rĂ©sident des films comme 2:37 am prĂ©sentĂ© Ă  Un certain regard. Un film tout entier dĂ©clinĂ© Ă  partir de l’Elephant de Gus Van Sant, qui n’hĂ©site pas Ă  reproduire les plans presque Ă  l’identique, Ă  reprendre les mĂŞmes personnages avec leurs problèmes et leurs tics, Ă  cĂ©der enfin Ă  cette tentation si commune chez les jeunes rĂ©alisateurs de provoquer Ă  tout prix, si possible Ă  la fin pour qu’elle fasse son effet. Cette scène finale, oĂą l’on voit une fille se couper les veines et se vider peu Ă  peu de son sang est insupportable non pas parce qu’elle est dure, mais parce qu’elle clĂ´t un film tout entier conçu sous le signe de l’esbrouffe et de la malhonnĂŞtetĂ©. Et lorsqu’on voit le rĂ©alisateur de ce triste film descendre les marches accompagnĂ© de son Ă©quipe - fier comme un paon - et tous affublĂ©s d’un Tshirt au dos du duquel en plus de la palme d’or est inscrit ” Do you know who is Murali K. Thalluri ?”, on se dit que la coupe est pleine, qu’autant d’autosatisfaction est proprement Ă©coeurant. Le festival c’est ça aussi, une sĂ©lĂ©ction qu’on ne comprend pas, des films qui ne sont pas aimĂ©s (comme Le mĂ©diocre Californie de Fieschi, ou encore Southland Tales, ridicule) et qui se retrouvent nĂ©anmoins programmĂ©s. Par on ne sait quelle nĂ©cĂ©ssitĂ©, on ne sait quelle magie.

Et puis les rencontres. Notamment celle de l’Ă©quipe de Sohnos de Peixe, un film superbe dont vous avez peut-ĂŞtre pu lire la critique sur Cinelogs. Une famille forte et soudĂ©e, animĂ©e par l’extraodinaire energie de Kirill, Nanda, Yasha, ZĂ© Maria, Felipe et tant d’autres. C’est dans ces moments oĂą l’on se dit que le cinĂ©ma en effet n’est pas un moment mais au contraire, loin des salles de projections et des festivals, une communautĂ©, un mode de vie, la vie tout court. Summer Palace ou la famille Sohnos rappellent que comme le disait Artaud, l’art et la vie sont une seule et mĂŞme chose. Et on ne se sent jamais autant vivre que dans ces rares instants oĂą l’on crĂ©e sa vie, oĂą l’on vit dans la crĂ©ation.

Sonhos

A bientĂ´t sur Cinelogs,

Matthieu

[VidĂ©o] Bonus : extrait du dĂ©bat suivant la projection des AmitiĂ©s MalĂ©fiques d’Emmanuel Bourdieu

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Les AmitiĂ©s MalĂ©fiques, Emmanuel Bourdieu, VidĂ©o, DĂ©bat, InĂ©dit, Dominique Blanc, DĂ©bat post-projection - le 27 mai 2006 à 13h01

C’est un cadeau de Cinelogs ! Dominique Blanc rĂ©pondant aux questions posĂ©es lors du dĂ©bat suivant la projection des AmitiĂ©s malĂ©fiques, film d’ouverture et Grand prix de la Semaine internationale de la critique au Festival de Cannes 2006.

[Vidéo] Présentation du programme MEDIA de la Commission européenne par Françoise Maupin

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ActualitĂ©s, VidĂ©o, Programme MEDIA, Françoise Maupin - le 26 mai 2006 à 09h09

Rencontre le 25 mai avec Françoise Maupin, critique de cinĂ©ma pour Le Figaro, qui dirige le bureau français du programme MEDIA de la Commission europĂ©enne et prĂ©sentation de ses principales initiatives en matière de soutien au dĂ©veloppement, Ă  la production, Ă  la distribution ou Ă  la formation en matière d’audiovisuel et de cinĂ©ma.

Le site du Mediadesk France.

Remerciements à Françoise Maupin et Lilyane Crosnier.

Le cinéma de Sofia

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ActualitĂ©s, DĂ©lire Critique, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, Sofia Coppola, Marie-Antoinette - le 25 mai 2006 à 18h06

Il faut dĂ©jĂ  revenir sur Antoinette et son acceuil critique. Un critique de Variety compare le film Ă  un bonbon, tandis que chez libĂ©ration Azoury ne se mouille pas trop, choisissant de tourner autour du pot et de relever quelques motifs rĂ©currents d’un film de Sofia Ă  l’autre (la jeune fille triste qu’elle n’a jamais cessĂ© d’ĂŞtre). Tout le monde reprend ce faux dĂ©bat sur l’histoire, dĂ©bat initiĂ© par Sofia elle-mĂŞme qui - craignant d’emblĂ©e un mauvais acceuil - avait prĂ©venu que le film gĂŞnerait sans doute les français, peu disposĂ©s Ă  voir leur histoire revue et corrigĂ©e par un Ă©tranger. Ce dĂ©bat sur l’histoire n’a pas lieu d’ĂŞtre our la simple raison qu’il n’a jamais Ă©tĂ© question d’histoire, que le film entier est conçu comme une succession de pastilles mulitcolores dĂ©tachĂ©es de leur contexte historique. Il tĂ©moigne en revanche d’une belle lâchetĂ© de la part de sofia, qui voit un problème lĂ  oĂą il n’y en a pas. On ne lui reprochera jamais son inculture, cela n’est pas la question.

Protestation donc contre l’acceuil mou et bienveillant des critiques ayant vus le film avant Cannes, contre les textes mi-lard mi-cochon qui foisonnent aujourd’hui pour seulement compter les points, Ă©voquer les arguments pour contre, pour rien. Protestation contre le tiĂ©deur qu’inspire ce film, et avant lui dans une certaine mesure Lost in translation. L’heure n’est plus Ă  la tiĂ©deur, mĂŞme si ce cinĂ©ma en produit naturellement. Il faut prendre le film et le prendre au sĂ©rieux, pas nĂ©cĂ©ssairement au premier degrĂ© (le quotidien pastel d’une princesse insouciante et rieuse), ni au second (le huis-clos, la solitude dorĂ©e, la dissonance qui pointe le bout de son nez). Rien, absolument rien ne peut quelque soit le degrĂ© d’interprĂ©tation jouer en faveur de ce film (un plan de dĂ©, une scène d’opĂ©ra ?…non), car il est dans son fond le dernier degrĂ© du cinĂ©ma subtile, le stade ultime d’un cinĂ©ma qui subtilise non plus un Ă©cran Ă  un autre, mais bien l’Ă©cran Ă  la fenĂŞtre, qui littĂ©ralement fait Ă©cran, s’envisage comme une suite de beau panneaux jouant comme autant de caches misère. Le cinĂ©ma de Sofia est un cinĂ©ma d’imagerie, vidĂ© de sa substance, sans chair ni âme, qui ne sait plus trop comment traiter l’image, et finalement la travestit faute de pouvoir l’habiter. Un cinĂ©ma de poupĂ©es - oui comme Ken et Barbie - qui ne rĂ©fĂ©re Ă  rien d’autre qu’Ă  un univers synthètique au moyen d’une forme Ă©galement synthètique, c’est Ă  dire fabriquĂ©e et empruntĂ©e. C’est bien pour cela que d’autres la chantent, pour cette aptitude Ă  assumer ce cĂ´tĂ© plastique trĂ©s post-moderne, Ă  aller jusqu’au bout de son idĂ©e toujours fixe, immobile et quelque part sinistre. Oui le cinĂ©ma de Sofia est un symptĂ´me. C’est pour ça qu’il plaĂ®t, c’est pour ça qu’il m’inquiète.
Matthieu Chéreau

[Vidéo] Salles indépendantes : la transition vers le numérique

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ActualitĂ©s, VidĂ©o, Decipro, Projection - le 25 mai 2006 à 08h08

Rencontre à Cannes avec Jacques, de Decipro - www.decipro.com - qui nous explique les différents standards de projection en numérique.

Marie-Antoinette, de Sofia Coppola

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ActualitĂ©s, Festival de Cannes 2006, Critique, CompĂ©tition officielle Cannes 2006, Sofia Coppola, Marie-Antoinette - le 24 mai 2006 à 21h09

Marie-Antoinette

Le premier plan rappelle la bande annonce. Le parti pris on le connaĂ®t, le titre rose fluo, new order et companie, bref une esthĂ©tique pop seventies pour dĂ©crire cette chronique de fin de règne. Pourquoi pas. C’est plutĂ´t agrĂ©able d’ailleurs, et rend les scènes gaies et entraĂ®nantes. Mais Ă  force cette mĂ©thode tape sur le système et masquer mal la pauvretĂ© exaspĂ©rante du film tout entier. La recette est simple : une scène d’information (elle se marie, elle accouche une première fois, elle prend un amant, elle accouche une seconde fois, etc.) pour deux ou trois scènes musicales, oĂą l’on observe Toinette virvolter et jouir de tous les menus plaisirs qui font son quotidien. La recette est indigeste Ă  un tel point que c’en est surprenant. Plan pastels de souliers, de gateaux, de tissus, plans de frimousses roses et soldats scandinaves…c’est un peu ken et barbie, sofia qui fait mumuse Ă  ken et barbie, complĂ©tement. Sofia qui habille barbie, la fait danser, et barbie ne s’en porte pas plus mal, qui se fout de tout le reste. Barbie colle complĂ©tement au cinĂ©ma de Sofia, qui dĂ©voile un peu de son jeu et signe avec ce film le manifeste qu’on attendait d’elle pour un cinĂ©ma en plastique, qui ne parle de rien, qui n’est jamais qu’en surface et qui se caractĂ©rise en dernier ressort par son aspect synthĂ©tique et affectĂ©. Et je suis gentil !

Matthieu Chereau

[VidĂ©o] Bernard Kuhn du Centre national de la cinĂ©matographie prĂ©sente l’opĂ©ration Collège au cinĂ©ma

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ActualitĂ©s, CNC, Bernard Kuhn - le 24 mai 2006 à 12h12

Rencontre avec Bernard Kuhn du CNC [Centre national de la cinĂ©matographie] qui prĂ©sente le dispositif “Collège au cinĂ©ma” qui permet aux collĂ©giens de voir un film par semestre, une opĂ©ration qui date de 1989 et dont 90 dĂ©partements sont partenaires.

Au programme, documentaires, filmographies peu diffusĂ©es, courts mĂ©trages : tout un ensemble dans lequel chaque dĂ©partement - les conseils gĂ©nĂ©raux ont la charge des collèges - puise et qui permet aux enseignants d’Ă©duquer les jeunes enfants Ă  l’image.

Assurer l’Ă©ducation Ă  l’image, confronter des enfants Ă  des mises en scène, des idĂ©es et des reprĂ©sentations inhabituelles, originales, tout en les plaçant dans l’ambiance collective d’une salle de cinĂ©ma oĂą la dĂ©couverte de l’oeuvre se fait de manière collective, voilĂ  une mission que l’on ne peut que mettre en avant.

Le site du CNC

Collège au cinéma

Opération Collège au cinéma

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