Le Dahlia Noir, un film de Brian de Palma, adaptation du roman de James Ellroy
Critique, VidĂ©o, Bande-annonce, Brian de Palma, Le Dahlia Noir, Actuellement dans les salles - le 11 novembre 2006 à 20h08
Los Angeles, années 40 : carrefour des assassins
Los Angeles brûle, la ville croule sous la corruption et la violence, on découvre le corps d’une jeune femme atrocement mutilé. Les inspecteurs Blanchard (Aaron Eckhart), routard abîmé, et Bleichert (Josh Hartnett) un jeune policier un peu idéaliste, sont chargés de mener cette affaire délicate. L’enquête est un coupe-gorge. Les cadavres se multiplient. Entre secrets de famille, amours clandestins et vengeance, les deux coéquipiers déambuleront dans un macabre labyrinthe, ayant pour unique sortie, les confins du sordide.
Les agents de police sont des boxeurs. Ils montent sur les rings, pour gagner de l’argent ou évacuer les frustrations. Les combats sont truqués, les amours crapuleuses. Le sang transpire. Rien n’échappe au vice, ou à la destruction, pas même le triangle amoureux que forment les deux inspecteur et Kay (Scarlett Johansson), jeune femme aussi fatale que trouble.
Tout nouvel élément d’enquête produit un cadavre de plus. Les masques résistent, le drame est là , bien serré autour des Linscott, une mystérieuse et puissante famille. Le malsain semble inépuisable tout comme la fascination lugubre de Bleichert pour Maddie (Hilary Swank) aînée des Linscott et sosie du cadavre encore frais. Restent l’obscur passé de Kay et celui de Blanchard. La vérité est effroyable et ne laissera personne indemne.
De Palma rend hommage au livre, ne le malmène pas
Cette version cinématographique du « Dahlia noir », best seller de James Ellroy, est certes simplifiée et plus limpide que l’angoissant roman mélange de névroses incurables, de cauchemars et d’indécence. Mais Brian de Palma reste efficace, l’adaptation est élégante, et n’empiète pas sur la noirceur propre à Ellroy.
En se détachant du livre, Brian De Palma s’est approprié Le Dahlia Noir, produisant une oeuvre plus sobre que l’univers ultra sanguinolent, purulent et névrotique d’ Ellroy. On peut le dire, au royaume du polar, l’écrit à rencontré l’image.
Alexandra
Ma note : 15/20


