Accueil Vidéos Critiques À propos Contacts english
Forum Moblog

A la sortie de la salle, Jean-Baptiste Thoret, Nicole Brenez et autres spécialistes du cinéma de genre américain, louaient tous le dernier film de Michael Mann, propulsé blockbuster de l’été. Pas désagréable, long mais tendu, Miami Vice vaut surtout pour ses scènes d’action. Je me demandais déjà pendant le braquage de Heat comment les détonations pouvaient avoir un son si brutal, si proche. Tournées en HD, les images impressionnent, donnent à voir l’immédiateté de l’action et s’inscrivent à mi-chemin entre le reality show des polices américaines et le pur documentaire.

Le plus frappant, c’est la tendance qu’a Mann de faire de ses acteurs de vrais héros modernes, et ainsi de faire basculer son récit vers la tragédie antique. Dans une des dernières scènes, Gong Li, déifiée par un coucher de soleil, s’éloigne sur son bateau le cœur brisé. Colin Farrell rentre quant à lui à l’hôpital pour y retrouver ses proches, retour au foyer attendu, plan très fordien qui vient conclure le film.

Le point le plus faible reste la relation sentimentale entre ces deux-là. Quand Gong Li en femme d’affaires mafieuse finit par céder comme une collégienne au charme de Colin Farrell, on n’y croit tout simplement pas. Il faut alors fermer les yeux sur leur idylle grotesque, pour apprécier ce film finalement très enlevé.

Mikael Gaudin-Lech

Site officiel

Miami vice, la série

Laissez un commentaire

Parrainage :

Horrific XSLT error - wikio_cannes returned empty - verify /home/.cudbear/kdrouvin/www/fr/wp-content/in_wikio_cannes.xml is a valid XML file and check logs.
-->